Les doutes sur la croissance sapent à nouveau le marché

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Il ne fallait pas compter aujourd’hui sur les commandes de biens durables en deçà des attentes aux Etats-Unis pour soutenir le marché, mais une fois encore les 24 heures écoulées sans compromis sérieux sur la dette américaine de la part d’un Congrès divisé finissent plus que tout par saper le moral d’un marché pourtant convaincu qu’une solution de dernière heure finira par émerger.

Si l’on ajoute à cela les prévisions de croissance peu engageantes de grandes sociétés américaines sur la publication de leurs résultats ce jour, on peut facilement décrire le contexte général comme particulièrement sombre.

Entraîné par des indices américains en rupture de supports, le Cac 40 termine la séance à nouveau en baisse, sur un chandelier peu engageant, assorti de volume en hausse, et en deçà du support des 3745, après une reprise de justesse sur celui des 3705 points.

Le Dow Jones produit sa pire séance en huit semaines et recule de -1,59 % à 12 302, tandis que le Nasdaq défonce littéralement le support de 2800 à 2765 sur un recul de -2,65 %, et que le S&P 500, incapable de préserver le support des 1315 vient clôturer la séance en recul de moins 2,03 % à 1305 points.

Le Livre Beige de la Fed souligne une économie quelque peu anémique de nature à freiner la croissance au second semestre, et l’on peut simplement en déduire comme point positif que les taux d’intérêt ne sont pas près de remonter aux États-Unis, et peut-être même que de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire seront mises en place pour stimuler l’économie, sous le nom de QE3, surtout si des efforts considérables sont finalement entrepris pour réduire les dépenses publiques, ce qui ne favorisera évidemment pas l’activité économique.

Nous constatons avec plaisir que Robert Schiller, professeur émérite d’économie à Yale et auteur de l’indice Case Schiller sur l’immobilier américain écrivait le 25 juillet que l’endettement comparé au PIB comme mesure ultime des économistes pour s’affoler des niveaux de dettes est un non sens, notamment parce que le PIB ne se mesure que sur un an. Nous dénoncions la même chose l’an dernier tout comme les obsessions ravageuses des politiques à réduire la dette en quelques mois, comme si l’austérité était capable de se substituer à la croissance.

Il y a là un terrible contresens dont le marché est en train de faire lourdement les frais, et il reste à espérer qu’in extremis les politiques convertis à un excès de vertu sauront éviter de scier la branche sur laquelle ils sont aujourd’hui mal assis. Il en va de la sauvegarde d’un crack et d’une possibilité de forte reprise au cours des prochains mois. A défaut, les dommages risquent d’être lourd de conséquences, mais face à la recrudescence manifeste du pessimisme, nous gagerons qu’il n’y a pas d’inéluctable fatalité et qu’un rebond pourrait se préciser pour cause de grande survente.

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