Après un début de séance encouragé par les mesures d’assouplissement sanitaire en Chine la confiance du consommateur américain tombée à son plus bas des 16 derniers mois à 98,7 après 103,2 en mai a rapidement assombri l’ambiance sur les marchés américains, et pesé sur le CAC 40, qui une fois encore ne parvient pas à clôturer au-dessus des 6110, malgré un chandelier de séance qui pouvait sembler prometteur. Le Dow Jones recule sur les mauvaises nouvelles économiques et les craintes...
En attendant de nombreux chiffres relatifs à l’inflation aux États-Unis en Europe cette semaine les marchés restent sur la bonne impression résultant de la progression des indices américains en fin de semaine, mais le momentum s’essouffle avec des ventes de biens durables aux États-Unis qui semblent suggérer une économie et surtout une consommation toujours robustes, peut-être un peu trop pour casser rapidement l’inflation et confirmer un ralentissement, puisque celle-ci progresse de 0,7 % au lieu des 0,1 % attendu et...
Sortants d’un extrême pessimisme qui se confirme dans l’indice de l’université du Michigan sur le moral des consommateurs à son plus bas historique, les marchés sont en train de jouer une douce récession qui, conjuguée aux hausses de taux accélérées de la Fed, conduira plus vite que prévu à un choc déflationniste de nature à écourter sa campagne de taux à la hausse. Les mauvais chiffres se retrouvent également avec le climat des affaires en Allemagne qui se dégrade, mais...
La récession n’est pas encore là en Europe, mais elle n’est peut-être pas très loin. Alors que Jérôme Powell évoque de plus en plus aisément la probabilité d’une récession dans le sillage de la politique de la Fed pour lutter contre l’inflation, l’indice préliminaire PMI composite de la zone euro se rapproche dangereusement du seuil de contraction à 50 avec un plus bas depuis 18 mois à 51,9 après 54,8 en mai. Et le chiffre américain n’est pas très brillant...
Devant la Commission bancaire du Sénat Jérôme Powell défend sa politique prioritaire en faveur d’une réduction de l’inflation par des hausses de taux rapides, dont la continuité dépendra de données convaincantes sur sa diminution, mais il reconnaît enfin qu’un atterrissage en douceur sera très difficile, qu’une récession est possible, ce qui a le mérite de faire preuve d’un réalisme pragmatique qui semble plutôt rassurer les marchés américains et leur permettre de presqu’entretenir leur avancée de la veille. Le CAC 40...

