Alors que l’ensemble des marchés mondiaux se porte plutôt bien en ce début de semaine — porté par un indice PMI des services à 54,6 aux États-Unis et dans l’attente d’un début prometteur pour la saison des résultats —, le CAC 40 continue de faire grise mine. Reflet d’une réputation française qui ne cesse de se ternir aux yeux des investisseurs internationaux face aux incertitudes budgétaires, l’indice parisien clôture à nouveau en deçà des 7 850 points, englué dans une...
L’économie américaine continue de faire preuve de solidité, mais la détérioration mesurée du marché du travail apporte un soulagement bienvenu aux investisseurs. Avec seulement 29 000 créations d’emplois en septembre — très en deçà des 60 000 attendues — et un taux de chômage remontant à 4,2 %, la publication s’avère paradoxalement apaisante. Sur fond de cours du pétrole stabilisés à un niveau élevé, cette modération confortée par la conjoncture laisse entrevoir une Réserve fédérale au statut quo lors de...
À l’évidence, les velléités de réduction des dépenses publiques restent loin de convaincre les investisseurs. En témoignent le rendement du 10 ans français à 4,92 % — un plus haut depuis 2008 — et surtout un spread avec le Bund allemand qui se creuse à 141 points de base. Un écartement historique qui amène désormais la France à emprunter 25 points de base plus cher que l’Italie. À huit mois de l’échéance présidentielle, face à un budget particulièrement fragile, l’appétit...
Le contraste est saisissant entre une activité américaine très tonique — suggérée par les 90 000 créations d’emplois privés selon l’enquête ADP de septembre et une inflation en repli à 3 % sur un an — et une zone euro où la hausse des prix s’accélère à 3,4 % (après 2,6 % en août). Alors que l’économie américaine semble en mesure d’absorber des taux d’intérêt élevés grâce à sa croissance, l’Europe reste engluée dans une activité anémique. La situation est […]
Le rétablissement progressif des flux de pétrole non iranien en provenance du Moyen-Orient met en lumière l’affaiblissement diplomatique de Téhéran. Il offre au marché un salutaire, quoique modeste, repli du brut de l’ordre de 1 à 3 %. Toutefois, cette accalmie sur l’énergie ne suffit pas à enrayer la hausse du dollar et des rendements obligataires : le 10 ans américain se tend à 5,27 %, tandis que le spread entre la France et l’Allemagne atteint le niveau critique de […]



