Les marchés effacent le mouvement d’humeur provoqué la veille par les craintes sanitaires qui tendent à raviver le scepticisme sur le rythme de la reprise économique à anticiper. Il en résulte une salutaire reprise sur les taux longs au-dessus de 1,30 % à 10 ans aux États-Unis sans pour autant observer une flambée qui serait néfaste pour les valeurs de croissance, et un vif rebond de la plupart des valeurs qui avaient vivement reculé la veille. Le chandelier de la...
Les marchés font face à des paramètres qui semblent soudainement contredire, au moins en partie, les anticipations relatives à une croissance explosive. L’inquiétude montante sur la contagion du variant delta du Coronavirus qui amène Tokyo a annoncer des JO sous restriction sanitaire, le ralentissement de l’activité en Chine, ou peut-être aussi les 475000 demandes hebdomadaires d’allocations au chômage aux États-Unis au lieu des 450000 attendues se conjuguent pour atténuer quelque peu l’optimisme. A priori, de tels éléments ont l’avantage d’abonder...
La Commission européenne relève ses prévisions de croissance pour la zone euro, de 4,3% à 4,8% cette année, et de 4,4% à 4,5% pour 2022 mais elle avertit de risques liés à une recrudescence de la pandémie et à de possibles tensions inflationnistes, et cela ne suffit pas pour que le CAC 40 parvienne à s’affranchir de l’oblique descendante qui continue de lui faire barrage vers 6560 points. L’indice des valeurs françaises termine à nouveau sur le seuil important des 6525 et continue...
À la faveur d’un désendettement rapide à prévoir chaque année jusqu’à quasiment disparaître en 2023, Essilor Luxotica dont la marge devrait avoisiner les 18 % reste chèrement valorisée en raison d’un beau profil défensif, une position de leader mondial, avec des bénéfices capitalisés près de 30 fois, conformément à l’historique habituel du titre. D’un point de vue graphique, le titre est venu buter sur une première projection clé importante à 158 euros en rapport avec la grande chute de 2020,...
Avec un indice ISM des services à 60,1 au lieu de 63,6 attendus après 64 en mai, l’activité économique américaine reste sous le signe d’une expansion robuste, mais probablement freinée par la pénurie de main-d’œuvre et par des hausses de coûts dans les matières premières. En Allemagne, l’indice ZEW et la baisse de 3 % des commandes à l’industrie en juin reflètent également un ralentissement temporaire qui n’est probablement pas étranger à celui de l’activité chinoise. Dans l’ensemble, la perception...

