Les ventes au détail ont baissé de 0,7 % en mai aux États-Unis, -1,3 % si l’on inclut l’automobile, bien en-deçà des estimations à plus 0,5 % hors automobiles. Il faut y voir la baisse de l’impact des indemnités qui avaient été adressées aux ménages tandis que l’inflation affiche une hausse inédite, avec des prix à la production en hausse de 6,6 % sur les 12 derniers mois, 0,8 % au lieu de 0,5 % attendus d’un mois à l’autre....
Les taux d’intérêt à 10 ans toujours très bas aux États-Unis mais à 1,49%, au-dessus d’un support majeur à 1,45 % continuent de souligner un marché serein deux jours avant la décision de la Fed, dans l’idée que celle-ci restera ultra accommodante et convaincue du caractère transitoire de l’inflation, qu’elle s’abstiendra d’évoquer un ralentissement de ses achats d’actifs au rythme de 80 milliards de dollars par mois avant la fin de l’année, à moins que les statistiques d’une vigueur exceptionnelle...
Le CAC 40 qui manquait de momentum la veille par rapport aux indices américains comble son retard sur des marchés qui avaient salué le recul des taux longs en dépit d’une inflation supérieure aux attentes au mois de mai. L’indice inscrit un nouveau plus haut des 20 dernières années sur une hausse de plus de 0,80% et atteint le seuil symbolique des 6600 sur la route d’un objectif probable à 6700 points, tandis que le Dow Jones avance de 0,04%...
Il n’y a aucune mauvaise surprise du côté de la BCE. Au regard d’un contexte jugé équilibré en termes de risques, aussi bien à la hausse qu’à la baisse, et d’incertitudes persistantes, la banque centrale maintiendra ses achats d’actifs au rythme actuel de 20 milliards d’euros par mois, aussi longtemps que nécessaire, et sa perception de l’inflation reste transitoire. Aux États-Unis, les prix à la consommation grimpent de 5% sur un an, plus que les 4,7 % attendus, un score...
À la veille de la publication des chiffres d’inflation au consommateur tant attendu aux États-Unis, lesquels selon le consensus devraient être en forte hausse de 4,7 % en base annuelle, 3,5 % hors alimentation énergie, et alors même que les prix à la production progressent de 9% en Chine, la décrue des taux à 10 ans en deçà de 1,50 %, très en-deçà d’un pivot majeur à 1,62 %, est spectaculaire. Elle suggère une relative insouciance sur le sujet inflationniste...

