Le marché n’a pas pris plus d’un jour au sérieux la surprise liée aux chiffres du chômage américain publiés vendredi. C’est ce que suggère le retour des taux longs vers 1,60% et de la rechute du Nasdaq qui pâtit de l’arbitrage envers les valeurs plus cycliques ou les banques à travers la divergence notoire et persistante des performances indicielles. Le CAC 40 plus lourdement axé sur ce type de valeurs entretient sans s’infléchir les plus hauts atteints la semaine dernière...
C’est une énorme surprise. Loin des 1 million ou plus, les créations d’emplois aux États-Unis pour le mois d’avril se limitent à 266 000 après une révision à la baisse de 78 000 pour le mois de mars, et le taux de chômage remonte à 6,1 %. Ce sont des chiffres curieusement contradictoires avec l’ambiance de réouverture de l’économie américaine, une mauvaise nouvelle qui donne raison pour le moment à l’analyse de Jay Powell dans le sens de prolonger sans se poser...
À la veille des chiffres du chômage qui prévoient 950000 créations d’emplois privés pour le mois d’avril et 1,1 million au total, les demandes hebdomadaires d’allocations au chômage passent en deçà de la barre des 500000 pour la première fois depuis la crise du Covid, confortant la trajectoire ascendante de l’économie américaine, avec une nouvelle positive en faveur de la politique ultra accommodante de Jay Powell puisque l’inflation par les salaires devrait rester très maîtrisée grâce à de formidables gains...
L’incapacité de l’Europe à s’engager très rapidement dans des campagnes de vaccination massive l’aura retardée dans sa reprise, mais grâce à celles-ci les chiffres commencent à décliner pour emboîter le pas avec quelques mois de retard à une économie américaine en plein boom, à l’image des 742000 postes créées en avril après 565000 en mars selon les indicateurs de l’enquête ADP. Ainsi, l’indice PMI composite ressort à 53,8 en avril, au-dessus des premières estimations, et pour la première fois depuis...
D’après les estimations, Ubisoft devrait profiter d’un net rebond de son chiffre d’affaires de près 50% cette année et de 10% par la suite, assorti d’très nette reprise du résultat brut d’exploitation, mais la société peine à se rétablir de la mauvaise réputation qui l’avait entachée au cours de l’été. D’un point du graphique, le titre une configuration baissière, confirmée par l’enfoncement d’une zone de soutien majeur, qu’il faudrait reconquérir à 65 euros pour ébaucher une inversion positive. Le plus...

