Pfizer s’étant aligné sur les chiffres de Moderna à 95% d’efficacité de son vaccin, il est clair que la technologie sera capable d’éradiquer le virus en 2021, non pas dans une proportion assez médiocre analogue à la grippe, mais beaucoup plus proche des résultats atteint sur la variole ou de la poliomyélite. Une fois encore ces nouvelles occultent les conséquences économiques inévitables qui résulteront des mesures de confinement à court terme, et le Cac 40 parvient à percer sans grande...
Les marchés se montrent un peu plus hésitants face à la montée inéluctable des cas de coronavirus, dont on commence à percevoir les traces sur des ventes au détail en hausse plus modeste que prévue, de 0,2% au lieu des 0,3 % attendus en octobre aux Étas-Unis. Cela n’empêche pas de conserver un relatif optimisme grâce aux progrès médicaux, mais à l’image de la semaine dernière le Nasdaq tend reprendre l’avantage, grâce à l’attrait pour les valeurs technologiques moins vulnérables...
Les mêmes causes produisent les mêmes effets, mais dans un proportion un peu plus modeste que la semaine dernière. L’efficacité à 94,5% du vaccin de Moderna supplante encore celle de Pfizer et ne laisse guère de doute à la capacité technique d’enrayer le virus sous réserve d’un changement des mentalités et de la défiance qu’ils semblent susciter jusqu’ici, à moins que des mesures n’en n’imposent la nécessité, ne serait-ce que par confort de garantie d’une circulation libre de toute contrainte…...
Les marchés continuent de balancer entre l’espoir palpable d’une sortie de pandémie qui promet une large ré-ouverture de l’économie dans quelques mois et favorise davantage les valeurs cycliques dans le prolongement de l’envolée du début de semaine, et une situation à court terme qui inquiète à juste titre les banquiers centraux et les politiques, en raison des mesures restrictives mises en place en Europe, notamment aux États-Unis, ce qui tend à favoriser les valeurs de la technologie et du Nasdaq....
L’euphorie légitime du début de semaine fait place à une phase également classique de prises de bénéfices, dans un volume en léger retrait alors que le virus continue de se propager, et d’accélérer notamment aux État-Unis. il en résulte un relatif retour des incertitudes qui ne remet pas en cause un biais de fond positif pour les marchés, mais qui tend à restaurer l’intérêt des valeurs qui peuvent profiter de la situation sanitaire dans la mesure où l’embellie économique attendue...

