À force de l’attendre, une incertitude est désormais levée, l’Organisation mondiale de la santé déclare le coronavirus une pandémie, incitant tous les pays à en faire plus pour endiguer la contagion. D’un côté il peut en ressortir l’instauration très inquiétante de mesures aussi drastiques qu’en Italie, et de l’autre une mobilisation générale des autorités fiscales et monétaires indispensable, mais relativement impuissante à restaurer à court terme des conditions économiques normales. L’Angleterre aura ainsi donné un bel exemple avec une baisse...
Les marchés restent contaminés par une grande volatilité et cela risque de perdurer tant que les nouvelles ne s’améliorent pas sur le front du coronavirus en Europe, d’autant que le pétrole sujet à la guerre des prix et des parts de marché entre l’Arabie Saoudite et la Russie apporte une composante positive pour les consommateurs, mais déflationniste assortie d’un risque potentiel de crédit sur de nombreux acteurs du secteur aux États-Unis. En revanche, contrairement à ce que l’on pouvait penser...
Certes, les nouvelles relatives à la propagation du Corona virus n’ont rien de réjouissant pour débuter la semaine, surtout en Europe, dans la mesure où la Chine et la Corée du Sud donnent des nouvelles plutôt rassurantes sur le sujet. Mais à la peur d’une récession que cela suscite s’ajoute un pétrole en baisse de pratiquement 25 %, l’Arabie Saoudite ayant annoncé qu’elle allait augmenter la production dans un marché surabondant tandis que la Russie envisage de faire de même...
Les chiffres de l’emploi américain pour le mois de février sont excellents. Ils auraient en temps normal justifié un marché porté jour après jour sur de nouveaux records, avec 273 000 créations d’emplois au lieu des 185 000 attendus, dont 228 000 dans le privé, et des révisions importantes à la hausse pour les derniers mois qui étaient pourtant robustes. Les heures travaillées n’ont pas diminué, et le taux de chômage est au plus bas à 3,5 %, tandis que les salaires augmentent...
La volatilité est l’expression de la capacité des marchés à évaluer la valeur des actifs financiers. Plus l’incertitude est importante, plus celle-ci tend à augmenter, or l’absence de prévisions fiables sur l’évolution de l’épidémie de coronavirus entretien chez les investisseurs la vision des scénarios les plus fous, certains imaginant une baisse supplémentaire associée à l’entrée en dépression pouvant induire un repli de 30 ou 40 %, tandis que d’autres voient dans l’amplitude des mouvements, sans pour autant revenir sur les...

