L’hiver est plutôt doux, les craintes de pénurie en énergie et la guerre en Ukraine ne sont plus perçues comme un problème à court terme et la première semaine de l’année s’achève sur une forte hausse des marchés européens, en divergence par rapport à des indices américains qui finissent du bon côté dans leur interprétation des chiffres de l’emploi pour le mois de décembre. Ceux-ci sont pourtant propices à ce que la Fed ne desserre en rien sa politique monétaire...
À la veille des chiffres toujours très attendus pour l’emploi américain au mois de décembre les créations d’emplois au nombre de 235000 selon les chiffres de l’enquête ADP, très au-dessus des 150 000 espérés suggèrent un rapport encore dynamique auquel s’ajoutent des demandes hebdomadaires d’allocations au chômage en diminution sensible, à 204 000. Autant dire que la Fed n’y verra nullement matière à infléchir sa politique de taux, et au contraire, de quoi maintenir bien longtemps ses taux à un niveau élevé,...
Avec un rendement compris entre 7 % et 9% sur des bénéfices capitalisés 7 fois les attentes de 2023 le Crédit Agricole qui devrait bénéficier des hausses de taux semble attrayant sur un plan fondamental. En revanche, une récession à venir pourrait limiter les perspectives de produit bancaire compensées en partie par une inflation généralisée depuis plus d’un an. Cela a pu se traduire par une bonne configuration graphique qui aura poussé le titre au-delà de 9,90 euros, jusqu’au sommet...
En l’absence de mauvaise nouvelle le marché affiche dans la forte hausse la conviction que la récession prévue en 2023 n’aura qu’un impact limité, que l’inflation continuera de décliner, et que les banques centrales finiront par mettre un terme à la hausse des taux, peut-être dès le mois de mai aux États-Unis. C’est peut-être un peu rapide, mais pour l’heure les gestions qui n’ont plus le souci de faire état de leur performance avant bien longtemps semblent pressées de mettre...
Selon les estimations Vallourec devrait accroitre son chiffre d’affaires de près de 40% en 2022 et 10% en 2023. Dès lors, le titre devrait opérer un retournement positif en matière de cashflow, avec un augmentation très significative de la marge brute de 10,5% à 16 % entre 2022 et 2023, aboutissant à des bénéfices capitalisés 6 fois les attentes. Pour sa part, l’endettement devrait laisser place à une trésorerie nette positive dès 2024. Certes, le secteur n’est pas très prisé...

