Comme toujours, ce sont les surprises qui font le plus bouger les marchés. Nous cherchions à expliquer dans notre dernière lettre que l’environnement déflationniste protège les marchés actions parce qu’il contraint les banques centrales à rester ultra-accommodantes et favoriser des taux très bas, mais la simultanéité des événements positifs avec une ampleur supérieure aux attentes n’a guère donné le temps aux opérateurs de prendre position. Le festival a commencé jeudi avec la posture agressive de Mario Draghi pour annoncer dès...
Comme évoqué dans notre dernière lettre hebdomadaire, le contexte déflationniste a l’avantage de donner des marges de manœuvre aux banques centrales pour maintenir une politique ultra accommodante, et si rien de très tangible n’a été annoncé de façon immédiate, Mario Draghi ne s’est pas privé de laisser entendre que le programme d’assouplissement quantitatif sera réexaminé et devrait donner lieu à une révision à la hausse pour le mois de décembre, probablement associée pour les prochains mois à l’instauration de taux...
En attendant la réunion de la BCE et la conférence de presse qui suivra à 14h30 jeudi, le Cac 40 n’avait lieu, ni de franchir le cap des 4730, ni d’enfoncer celui des 4600 points. Après un début de séance sous pression, le maintien persistant des indices américains permet de terminer la séance sur une note relativement soutenue, mais peu significatif, comme en témoigne le volume plutôt réduit des transactions. La baisse marquée des cours du brut à 45 dollars...
De façon un peu paradoxale, les résultats décevants de quelques entreprises américaines de premier plan comme IBM incriminant la surévaluation du dollar n’empêchent pas les indices américains de résister plutôt mieux que des homologues européens en séance de consolidation. Ainsi, le S&P 500 parvient à rester calé entre 2020 et 2040 tandis que le CAC 40 reflue assez clairement en-deçà de 4700 et signe une fois encore l’importance de la résistance établie vers 4730, niveau pivot situé précisément à mi-chemin...
Les volumes légers continuent de traduire le scepticisme des investisseurs, mais cela n’empêche pas les marchés d’afficher une configuration en amélioration, à l’instar de marchés américains en constante progression, dans l’idée que la Fed n’a pas vraiment lieu d’augmenter ses taux, alors que les entreprises publient dans l’ensemble des résultats mitigés, mais souvent de meilleure facture que les attentes des analystes. En parallèle, les marchés asiatiques, notamment celui de Shanghai, tendent à se ressaisir dans l’attente de mesures de stimulation...

