La divergence des politiques monétaires évoquées par Mario Draghi entre l’Europe et les États-Unis prend une tournure de plus en plus évidente. D’un côté, les marchés américains se reprennent sur la nouvelle de ventes au détail révisées en hausse pour le mois d’octobre et en forte hausse de 0,7 % pour le mois de novembre dans la continuité d’un dynamisme économique sans ambiguïté. De l’autre, l’Europe s’enfonce vers la stag- déflation, la France enregistrant notamment une baisse des prix à...
Un cours du baril de pétrole trop bas trop vite finit par créer des risques pour des pans entiers de l’économie, au point de pouvoir redouter, à un certain point, plus d’inconvénients que d’avantages. Or, non seulement les États-Unis sont en train de pomper plus du pétrole qu’ils ne l’ont jamais fait au cours des dernières années et d’en devenir le premier producteur mondial, mais l’OPEP vient également de prédire une diminution de la consommation en 2015. Le phénomène de...
Les mauvais auspices sous lesquels la semaine a débuté n’ont fait que s’amplifier sur fond de nouvelles baisses du pétrole avec la réaction négative du marché chinois à une crispation sur la qualité des collatéraux mis en place comme instrument de crédit, suivie de l’annonce d’un pari risqué d’élections anticipées en Grèce, le pays affichant à son actif 70 milliards d’impôts qu’il est en réalité bien incapable de recouvrer, certainement sur des contribuables dont la réalité économique est une parfaite...
Après la célébration des excellents chiffres du chômage américain en fin de semaine dernière, il n’y avait aucun motif de satisfaction dans les tristes statistiques chinoises relatives au commerce extérieur en deçà des attentes, pas plus que dans la confirmation de l’entrée en récession du Japon, et moins encore dans l’affirmation par Ewald Novotny, gouverneur de la banque centrale autrichienne, que la zone euro fait l’objet d’un « affaiblissement massif de l’économie », lequel a l’avantage au moins deux rassurer...
Le marché avait clairement surréagi à la conférence un peu terne de la BCE, et conclu un peu hâtivement que l’Europe serait privée d’un Q.E au début 2015. Il n’en n’est sans doute rien, Mario Draghi ayant clairement laissé entendre que l’unanimité n’était pas nécessaire pour prendre des mesures de nature à accomplir le mandat de la banque centrale, lequel consiste à assurer la stabilité des prix en vue d’un objectif d’inflation inférieure mais proche de 2 %. Il était...

