Le rétablissement progressif des flux de pétrole non iranien en provenance du Moyen-Orient met en lumière l’affaiblissement diplomatique de Téhéran. Il offre au marché un salutaire, quoique modeste, repli du brut de l’ordre de 1 à 3 %. Toutefois, cette accalmie sur l’énergie ne suffit pas à enrayer la hausse du dollar et des rendements obligataires : le 10 ans américain se tend à 5,27 %, tandis que le spread entre la France et l’Allemagne atteint le niveau critique de 120 points de base. Un écartement historique qui reflète la vulnérabilité grandissante de la France face à ses déficits massifs et à son incapacité à mener des réformes structurelles. Dans ce contexte, la réaction du CAC 40 peut être qualifiée de résiliente, bien que la configuration graphique demeure défavorable avec un indice maintenu sous les 8 100 points et venu tester la zone névralgique des 8 030 points.
Outre-Atlantique, malgré la pression exercée par le niveau élevé des taux longs, Wall Street fait preuve d’une solide tenue : le Dow Jones ne cède que 0,26% à 51349 points, le S&P 500 s’effrite à peine de -0,17 % à 7670 points et le Nasdaq de -0,09% à 26797 points.
L’écartement du spread OAT/Bund à 120 points de base place la signature financière de la France dans une zone de risque majeur. Si le CAC 40 parvient pour l’instant à sauver le support des 8 030 points, l’absence de rebond au-dessus des 8 100 points laisse l’indice parisien à la merci d’une nouvelle vague de débouclage si les tensions sur la dette souveraine devaient persister.
Cours et Performances au 29 septembre 2026
Cours de clôture : 8035,87 (-0,53%)
Performance à 1 mois : -4,34 %
Performance à 4 mois : -1,86 %
Performance à 6 mois : 3,38 %
Performance à 1 an : -0,30 %
Indicateurs Techniques
Volume jours) : 3,00 M
RSI 7 jrs : 30,67
Résistances clés : 8100 / 8260 / 8400 / 8500 / 8640 / 8750 / 8910
Supports clés : 8030 / 7850 / 7760


