L’Espagne grippe les marchés

350000a


La baisse des marchés américains dans le sillage des mauvaises statistiques de l’emploi aux Etats-unis n’aura pas manqué de déclencher un ajustement négatif après le long week-end de Pâques, amenant le Cac 40 à revenir tester le support critique des 3255 à l’aune d’un net regain de tension sur les dettes souveraines du sud européen.
L’inquiétude resurgit en particulier à l’endroit d’une situation espagnole peu crédible, où le pays se trouve confronté à une austérité accrue pour soi-disant préserver une confiance que les marchés ne peuvent accorder parce que la récession n’en sera que plus profonde encore.
De son côté, la France confirme une croissance nulle au premier trimestre, et l’indice Cac 40 vient tester lourdement l’objectif baissier des 3250 points pour finalement lâcher prise, enfoncer ce support majeur et le convertir en résistance. Le chandelier du jour est négatif, avec la clôture au plus bas, d’autant que le S&P 500 casse à son tour le seuil crucial des 1370 points.
Le Dow Jones poursuit le repli amorcé en cédant 1,65% à 12715 points, le nasdaq oublie les 3000 et cède 1,83% à 2991, tandis que le S&P500 casse le seuil clé des 1370 en baisse de 1,71 %. Pour le moment, la baisse des marchés américains reste contenue, et c’est précisément ce qui peut inquiéter en Europe, parce que le S&P500 pourrait facilement revenir vers 1330, ou même sur le seuil majeur des 1266 sans que l’on puisse évoquer autre chose qu’une correction dans un marché américain haussier.
L’OCDE évoque une reprise légère de l’activité industrielle européenne de 0,3 % de nature à relativiser les inquiétudes, mais il faudra que les résultats des entreprises américaines soient meilleurs que les attentes peu ambitieuses des analystes pour relancer la hausse ces prochaines semaines.
Entre le ralentissement en Chine qui procure toutefois l’avantage de faire baisser le pétrole et les matières premières, une Europe aux prises avec le cercle vicieux entre déficit et austérité forcée, et désormais l’inflexion négative des marchés américains, l’ambiance négative retrouve sa légitimité.
Dans un premier temps, nous attendrons sur le CAC 40 une possibilité de rebond vers 3150, ou mieux encore sur un base de 3110, mais une chute éventuelle des indices américains dans la proportion évoquée ci-dessus pourrait inquiéter et s’accompagner d’un retour en deçà des 3000, excessif et hors de proportion sur le plan micro-économique fondamental lié à la bonne santé de la grande majorité des entreprises cotées, mais peut-être explicable si le niveau d’anxiété connu en fin d’année 2011 devait refaire surface, ou même empirer.
Sur le très court terme, la rechute très verticale commence à prendre une proportion un peu excessive, mais la dégradation clairement visible sur les graphiques doit a priori inciter à alléger en cas de reprise vers 3300, et idéalement vers 3360 points sur le court terme.

350000b


CAC 40 ()
Principaux indicateurs
Cours au Performance Indicateurs
à 1 mois :  % Volume moyen 20 jours : 
à 4 mois : % Résistances : 
à 6 mois : % Supports : 
à 1 an : %

Consensus »


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.