En attendant des éléments importants cette semaine, la réunion de la BCE jeudi et les chiffres sur l’emploi américain du mois de mai vendredi, les marchés font preuve d’une petite fébrilité, tandis que le pétrole recule, émettant un signal de cassure en deçà de 76 dollars le baril de WTI, vers 73 dollars. Peut-être faut y voir un signal de ralentissement économique, a priori favorable du côté de l’évolution de l’inflation au cours des prochains mois, comme semble en témoigner...
Selon les estimations, l’énergiticien bas carbone devrait voir son chiffre d’affaires légèrement régresser d’environ -3 % d’ici à 2026 sur une marge d’exploitation à peu près stable de l’ordre de 11 %. Le retour sur capitaux propres devrait également légèrement diminuer de 14 % cette année à 11 % en 2026, sur un endettement qui augmenterait au-delà de 3 fois le résultat brut d’exploitation, dans une politique de distribution d’un dividendes qui souhaite servir un rendement voisin de 8 %....
L’activité industrielle au plus haut des 2 dernières années en Chine n’aura pas suffi à maintenir un début de séance au-dessus des 8040 sur le CAC 40, d’autant que les indices américains sont hésitants malgré des taux longs qui baissent à 4,39%, et des cours du pétrole qui émettent des signaux négatifs, propices à une baisse de l’inflation, mais qui peuvent suggérer un ralentissement de l’activité, à l’image d’un indice ISM manufacturier qui recule à 48,7, contre 49,2 en avril...
Analyse hebdomadaire actualisée au 31 mai 2024 : Accès aux paramètres de marché
L’inflation américaine était très attendue, parce qu’elle pourrait déterminer une inflexion de la politique restrictive de la Fed. Finalement, si elle n’a pas augmenté en avril, elle ne descend pas non plus, se maintenant à 2,8 % sur un an hors énergie et alimentation, à comparer avec 2,6 % en Europe, avec un effet plutôt positif sur des taux à 10 ans qui refluent à 4,50 %. Ajouté à un espoir de cessez-le feu à confirmer dans la bande de...

