Que ce soit aux États-Unis à 53,5, ou en Europe à 54,4, les indicateurs d’activité PMI flash soulignent une demande soutenue et un rebond d’activité, peut-être temporaire, et assez étonnant compte tenu de l’érosion que l’on pourrait attendre de l’inflation sur le pouvoir d’achat des ménages. Pour l’heure, cela ne fait que reculer le moment anticipé d’une éventuelle récession, c’est un élément favorable pour l’économie, mais qui ne va pas dans le sens d’un recul rapide de l’inflation. Dans ce...
Tesla s’engageant dans une guerre des prix, c’est tout le secteur automobile qui pâtit avec la marque d’Elon Musk d’un risque de baisse des marges, mais cela ne pèse pas suffisamment sur les marchés pour les amener à entamer une correction dans la crainte de signaux macro-économiques, dont les indicateurs avancés, qui semblent renforcer l’hypothèse d’une récession américaine. Que l’économie européenne suive dans le sillage d’une BCE contrainte d’augmenter un peu plus rapidement encore ses taux face à une inflation...
Selon les estimations qui sont souvent dispersées entre les analystes, le chiffre d’affaires devrait plutôt décroître de 5 à 10 % cette année et les prochaines de même que le résultat d’exploitation et la marge qui passerait de 19,2 % après une année 2022 exceptionnelle à 18 % 2023 et 15 % en 2025. Le résultat net devrait toutefois rester très solide et ne serait capitalisés que 5 fois cette année, 7 fois en 2025, très en-deçà des 13 fois...
L’inflation plus forte que prévue qui continue de sévir au Royaume-Uni laisse entrevoir une politique des taux peu encline à s’infléchir, avec un risque évident de voir l’Europe suivre le même chemin, l’indice des prix à la consommation ayant atteint 6,9 % en mars après avoir baissé à 8,5 % en février. Mais l’inflation sous-jacente, hors alimentation et énergie reprend également O,1% sur un mois, à 5,7%, très au-delà de l’objectif de la BCE et de l’ensemble des banques centrales....
Selon les estimations, le chiffre d’affaires du fournisseur d’énergie n’est pas censé augmenter de façon sensible au cours des prochaines années, mais le résultat brut d’exploitation, et surtout la marge d’exploitation devraient continuer de grimper et générer un cash-flow de nature à servir un rendement supérieur à 7 % pour des bénéfices capitalisés à peine 10 fois les attentes, bien en-deçà d’une moyenne historique de l’ordre de 20 fois. D’un point de vue graphique, le titre a fini par s’affranchir...

