En France, les vendredis 13 n’ont pas bonne réputation, et pourtant ce 13 décembre aura vu une double levée des deux incertitudes considérées comme les plus cruciales par les marchés. D’une part, Boris Johnson s’offre une victoire écrasante, qui va lui permettre de mettre à exécution la sortie du Royaume-Uni de l’union européenne pour le 31 janvier, avant d’entrer dans une longue phase de négociations, au moins jusqu’à la fin 2020 selon des principes négociés avec elle en octobre dernier....
« Nous sommes proches d’un grand accord avec la Chine, ils le veulent, et nous aussi ! « . Jusqu’à ce tweet, le marché prenait une tournure léthargique et légèrement tournée vers la baisse, même si Christine Lagarde estime à l’occasion de sa première conférence de presse en qualité de présidente de la BCE que la situation est encourageante, et moins à risque qu’il y a quelques mois. Il faut dire, qu’à l’instar de Jérôme Powell la veille, la BCE n’apporte rien...
Le chimiste de spécialités n’est pas aussi bon marché que lors de notre dernière étude en février, mais il se présente sous un jour fondamental qui reste raisonnable, avec des bénéfices capitalisés 13 fois les estimations de 2019, 11,9 fois celles de 2020 pour une marge d’exploitation supérieure à 10 %. D’un point de vue graphique, le titre s’est installé dans un bandeau de consolidation entre 92 et 98,50 euros pour le moyen terme , probablement exploitable par des allers-retours...
À la veille des élections britanniques dont les résultats pourraient encore surprendre, et en attendant les propos de Jérôme Powell, pour qui l’économie américaine jouit d’une place confortable sans devoir subir de hausses de taux en 2020, le CAC 40 forme un chandelier de séance plutôt favorable, sans toutefois s’engager au-delà des 3872 points. À l’évidence, le marché ne tient pas compte d’un mois de décembre qui pourrait s’avérer catastrophique pour une économie française prisonnière d’un syndicalisme rétif aux réformes....
Le producteur d’énergie renouvelable engagé dans la transition énergétique grâce à la biomasse et au photovoltaïque suscite chez les investisseurs un engouement thématique probablement légitime dans la mesure où les chiffres d’affaires sont censés augmenté de plus de 5 % par an sur une marge d’exploitation de 21,3 % 2019, 22,4 % en 2020 pour des cours capitalisés 18 fois les attentes de 2019, 15,4 fois celle de 2020 augmentés. En revanche, l’endettement représentant 60 % de la valeur d’entreprise...

