Des signes de déflation et de ralentissement semblent s’accumuler sur l’économie américaine malgré de bons chiffres relatifs aux ventes de détail publiées la semaine dernière. L’indice « Empire State » relatif à l’activité de la région de New York a chuté à -8,6 contre 17,8 en mai, sa plus forte baisse d’un mois sur l’autre, ce qui pourrait corroborer l’hypothèse émise par Morgan Stanley d’un ralentissement brutal dès ce mois de juin, surtout si l’on y ajoute le tassement de 2 points...
La semaine s’achève à peine en-dessous de là où elle avait débuté, de justesse sur le support des 5360, après avoir échoué le test des 5450 malgré la bonne nouvelle d’une suspension indéfinie des menaces de tarifs douaniers à l’encontre du Mexique. L’aversion au risque persiste en espérant toutefois qu’une rencontre entre Donald Trump et Xi Jiping permettra le rétablir un minimum de coopération, et d’éviter une escalade néfaste à la croissance mondiale. Le Dow Jones recule de -0,07 %...
75000 créations d’emplois aux États-Unis en mai, et une révision à la baisse de 75 000 sur les deux derniers mois. C’est très en-deçà des 180 000 attendues, sans pour autant évoquer un plongeon vers une récession. De plus, les salaires ont augmenté moins prévu, de 0,2 % lieu de 0,3 % attendus. Si les marchés en ont profité pour finir la semaine sur une forte hausse, c’est évidemment parce que cela les conforte dans l’idée que la Fed pourrait plus rapidement...
La BCE abaisse ses perspectives de croissance pour la zone euro de 1,6 % à 1,4% pour 2020, de 1,5% à 1,4% pour 2021 après avoir abaissé à 1,1 % celle de 2019, mais elle n’annonce pas pour autant de baisse des taux. En revanche, les taux ne seront pas relevés, au moins jusqu’à l’été 2020, et en cas de manque de dynamisme de l’économie, l’hypothèse d’une reprise du Q.E est envisageable. Le marché s’attendait toutefois à des conditions plus...
Il n’y a pas forcément lieu de s’enthousiasmer à l’extrême pour le groupe Bouygues en raison d’une progression du chiffre d’affaires qui reflète plus une stabilisation qu’une authentique croissance. Le groupe est néanmoins solide, et capable de délivrer sans difficulté un cash-flow qui lui permet de servir un dividende qui représente aux cours actuels près de 5,50 %, à comparer avec des taux quasiment nuls. La configuration graphique est plutôt défavorable, mais on observe la proximité d’un support qui pourrait...

