On aurait pu s’attendre à pire au regard de l’obstination d’Erdogan, le président turc qui se pense au dessus de toutes les lois économiques. La livre turque a continué de dévisser mais la réaction des marchés reste contenue dans l’idée que le système financier international est suffisamment solide pour éviter une contagion et une crise généralisée. Les investisseurs restent néanmoins prudents dans un contexte aoûtien souvent compliqué, si bien que le CAC 40 se refuse à reconquérir le support converti...
Ce n’est pas la première fois qu’une crise aiguë sur le marché des changes vient perturber la torpeur aoûtienne. Depuis déjà quelques jours, la pression s’amplifiait sur la Turquie, et la réponse d’Erdogan pour demander au peuple d’apporter aux banques les dollars et pièces d’or pour les échanger contre la lire est la contre-productive des réponses, comme le serait d’annoncer à l’avance un contrôle des changes, dont la possible instauration pourrait effaroucher un peu plus encore les marchés compte tenu...
Porté par la solidité des résultats, les marchés ne réagissent que modérément à la tension de plus en plus vive qui semble devoir mener à l’application de tarifs peu propices à la croissance entre les États-Unis et la Chine. Pourtant, en l’absence de progrès sur ce front, les possibilités de progresser restent limitées. Par ailleurs, l’inflation des prix à la production en hausse de 0,1 % en juillet aux États-Unis hors énergie et alimentation devrait conforter la Fed dans sa...
À l’image de son graphique, il n’y a rien de bien exceptionnel à commenter sur le titre Legrand, mais une belle capacité à entretenir croissance du chiffre d’affaires de l’ordre de 5 % tous les ans, à générer un cash-flow de 17 % du chiffre d’affaires, qui justifie un ratio PER supérieur à 20 fois en raison d’une marge d’exploitation de 20 %. Le titre est aujourd’hui au sein d’une zone de transactions entre 61,40 et 64,40 euros pour peut-être...
Le déficit commercial des Etats-Unis s’est nettement creusé en juin à 46,3 milliards de dollars malgré l’objectif de Donald Trump de le réduire de 200 milliards par an. Cela ne peut que renforcer le risque de guerre commerciale et la mise en application de tarifs qui pourraient grimper de 10 à 25 % sur 200 milliards d’importations chinoises, avec en réponse 60 milliards de dollars de produits américains qui pourraient être taxés à hauteur de 25 % à l’entrée en...

