Rares sont les titres dont la marge dépasse 11 % pour un multiple de capitalisation des bénéfices de l’ordre de 10 fois. C’est le cas de l’équipementier MGI Coutier, cela reflète une sous-valorisation manifeste, d’autant que la marge nette s’élève à 8,5 % et que la trésorerie est positive. D’un point de vue graphique, le titre est revenu sur une résistance délicate à 35 euros après avoir traversé à la hausse la résistance oblique descendante qui marquait un biais négatif...
À force de prévoir le pire pendant des semaines et des mois, les marchés deviennent trop anxieux, et il suffit que le pire soit « moins pire » pour enclencher un rebond d’envergure. La Corée du Nord n’ayant envoyé aucun missile contrairement à ce qu’elle annonçait la semaine dernière, et surtout les dommages causés par Irma sur la Floride s’avérant beaucoup moins catastrophiques que prévus, le CAC 40 ouvre un gap d’échappement haussier directement au-dessus du seuil clé des 5150 jusqu’à terminer...
Au niveau global, il ne s’est rien passé de bien particulier pour terminer une semaine sous le signe de la hausse continue de l’euro, de l’attente anxieuse des conséquences des ouragans sur les États-Unis, et d’un nouveau tir de missile balistique nord-coréen annoncé pour la fin de semaine. Face à de tels impondérables, le CAC 40 reste incapable de sortir de son canal de tendance, mais il finit la semaine sur un chandelier de la meilleure facture qui pourrait précéder...
Mario Draghi a bien laissé entendre que la volatilité sur les marchés des changes est un facteur d’incertitude, mais son pronostic sans surprise d’une Europe dont les fondamentaux sont très satisfaisants n’empêche pas l’euro de pointer au-delà de 1,20 dollar, avec pour effet d’annuler ce qu’un marché actions bien disposé aurait pu gagner. Une fois encore, cela se matérialise par un chandelier mitigé, dont la clôture se situe précisément à la limite supérieure du canal descendant en place depuis 4...
Il n’y a pas forcément lieu de s’enthousiasmer d’une croissance attendue plutôt stable au cours des prochaines années, mais au niveau actuel, les fondamentaux d’Ipsos sont plutôt attrayants. Les bénéfices sont capitalisé à peine plus de 10 fois pour une marge d’exploitation de l’ordre de 10 % et un rendement proche de 4 %. D’un point de vue graphique, le titre corrige depuis 2 mois en formant une double vague de baisse qui le rapproche par effet de symétrie d’un...

