Malgré la forte hausse des derniers jours souvent dénoncée comme peu fiable, ni le net recul des exportations allemandes, ni les lourdes pertes annoncées par le Deutsche Bank ne sont parvenues à déstabiliser le marché. Le CAC 40 forme sur la séance un chandelier de bien modeste consolidation qui reflète probablement le retour des velléités d’achat en Europe, d’autant que les indices américains entretiennent de leur côté une belle forme technique, le S&P 500 consolidant son avancée au-dessus de 1970,...
Il est difficile de s’enthousiasmer démesurément pour un dossier aussi lourd qu’EDF, mais d’un point de vue purement fondamental le rendement de 7,4% et les ratios financiers avec des bénéfices capitalisés moins de 9 fois sur une valeur d’entreprise inférieure à 5 fois le résultat d’exploitation finissent par justifier le rebond récent sur la base des 15 euros. Il ne serait pas surprenant que le rebond se prolonge jusqu’à 17,50 euros dans un premier temps, quitte à pousser vers 19,50...
Les mauvais chiffres de la production industrielle allemande en baisse de -1,2 % pour le mois d’août au lieu des +0,2 % attendus n’ont pas empêché les indices européens de poursuivre leur récupération dans le sillage de la reprise des cours du brut et des valeurs de type cyclique, souvent liées aux matières premières. Le CAC 40 complète à la perfection le fond en W présumé la veille et termine sur un chandelier plutôt mitigé qui souligne précisément la présence...
D’un point de vue économique et fondamental, la reprise des cours du brut avec le Brent au-delà de 50 dollars le baril semble l’emporter pour stimuler le marché sur les révisions à la baisse du FMI à l’égard de la croissance mondiale, ou sur la publication d’un déficit commercial américain en hausse de plus de 15 % à 48 milliards de dollars sur le mois de septembre. Mais il faut aussi certainement prendre en compte un facteur technique lié au...
Un rendement de 6 % facile à servir au regard d’une marge d’exploitation supérieure à 30 % du chiffre d’affaires, des bénéfices capitalisés 11,4 fois 2015 et 10 fois les attentes de 2016, et un cours inférieur à l’actif net par action. On peut se demander comment les marchés en sont arrivés à provoquer une chute de 7,63 euros en avril jusqu’à 4,80 euros ces derniers jours, à moins d’anticiper de très fâcheuses révisions, ou d’avoir atteint un extrême niveau...

