Le marché espérait après les propos de Ben Bernanke la semaine dernière que les minutes de la dernière réunion de la FED laisseraient entrevoir un troisième plan de relance monétaire, notamment en faveur de l’immobilier, mais la santé de l’économie américaine depuis plusieurs mois semble avoir suffisamment rassuré la Banque Centrale Américaine pour que cette hypothèse ne soit plus privilégiée.
Ces bonnes nouvelles sur la robustesse de l’économie américaine ont paradoxalement l’inconvénient de provoquer sur le marché un mouvement de mauvaise humeur et de repli, et c’est probablement dans l’attente de cette nouvelle que le CAC 40 aura formé sur la séance un chandelier de mauvaise facture, au point de clôturer en deçà des 3410, et peut-être de s’engager vers un nouveau test de la zone clé des 3360, laquelle pour tenir, dépendra de la bonne tenue des indices américains.
Les indices américains clôturent en baisse dans ce mouvement de mauvaise humeur, mais en nette reprise par rapport à leur plus bas de séance, ce qui semble à la fois légitime sur le plan fondamental et positif. Le Dow Jones clôture en baisse de -0,49 % à 13200, le Nasdaq de -0,20% à 3113, et le S&P 500 aura calé sur la résistance formée par ses plus hauts du 26 mars à 1420, pour refluer modérément de -0,40 % à 1413 points.
Il ne faut probablement rien anticiper de bien nouveau de la réunion et de la conférence de la BCE mercredi, et cela pourrait compliquer la reprise technique qui pour se concrétiser demandera au CAC 40 de déborder la zone des 3480 points.
En attendant, les replis vers 3360 méritent probablement des achats, à condition que les indices américains n’accélèrent pas une baisse assez improbable compte tenu de la qualité de leur croissance économique actuelle.
En revanche on ne peut que s’inquiéter du cercle vicieux européen symbolisé par la situation espagnole, où la contrainte imposée par la réduction des déficits entraîne la nécessité d’intensifier l’austérité, donc le chômage et la récession, laquelle empêche de tenir les budgets annoncés, donc de oblige à plus d’austérité, et in fine plus de chômage.
Il y a là un cercle vicieux dont l’évidence et le ridicule n’ont d’équivalent que le déni des politiques européens, et il faut bien reconnaître qu’à cet égard les contradictions européennes demeurent un vrai sujet de préoccupation obligeant à quelque prudence.
En cas de rupture éventuelle des 3360, il faudrait interpréter la baisse de la seconde quinzaine de mars comme une première grande vague de consolidation, et envisager par projection symétrique un retour éventuel vers la zone des 3260 points, mais ce n’est pas a priori le scénario à privilégier pour le moment…
| CAC 40 () | ||
| Principaux indicateurs | ||
| Cours au | Performance | Indicateurs |
| € | à 1 mois : % | Volume moyen 20 jours : |
| à 4 mois : % | Résistances : | |
| à 6 mois : % | Supports : | |
| à 1 an : % | ||
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