Symptomatique d’une Europe dont l’activité manufacturière traduit un ralentissement important à travers un indice PMI à 43,4 après 43,50, l’euro aura calé sous 1,06 dollar et revient bien vite vers la zone des 1,0480 sur des taux américains à 10 ans qui persistent à leur plus haut niveau à 4,69%, alors que l’ISM manufacturier pour le mois de septembre fait mieux qu’attendu à 49, et quasiment à l’équilibre du côté américain. C’est donc une Europe en train de s’affaiblir sur...
L’inflation en zone euro a reculé à 4,3% sur un an en septembre, contre 5,2% en août, et l’inflation sous-jacente offre aussi un relatif soulagement, à 4,5%, après 5,3% le mois précédent. Mais avec la hausse des cours du pétrole, rien ne prouve que la baisse se poursuive, moins encore vers les 2% espérés par las banques centrales. De même l’inflation sous jacente outre-Atlantique s’établit à 0,1% sur un mois au lieu de 0,2% attendus, soit 3,9% sur un an...
Ce n’est jamais très positif quand Total ne cesse d’inscrire de nouveaux records. Sa pondération dans le CAC 40 contribue à limiter la baisse, mais cela stigmatise des prix du brut qui ont atteint les 95 dollars sur le WTI, tandis que les taux à 10 ans restent très élevés sur des demandes hebdomadaires d’allocations au chômage qui reflètent un marché de l’emploi toujours un peu trop florissant pour la Fed. Les marchés ont toutefois atteint un niveau de pessimisme...
En attendant l’estimation finale du PIB américain pour le 2e trimestre jeudi, les commandes de biens durables font état d’une hausse de 0,2 %, supérieure aux attentes, qui continuent de témoigner d’une économie américaine plutôt robuste, dont l’effet est de pousser un peu plus encore les taux à 10 ans, à 4,62%, et accentuer la pression sur l’ensemble des marchés. Rien de tel que de bonnes nouvelles économiques américaines pour pousser le pétrole nettement à la hausse, avec un WTI...
Les taux et les politiques monétaires restrictives des banques centrales finissent par générer des doutes légitimes sur la résilience de l’économie, et cela parvient à peine à freiner des cours du brut très élevés, alors qu’une demande amoindrie par le ralentissement économique devrait réduire l’inflation, mais également les marges des entreprises, et induire une pression sur la valorisation des marchés actions. C’est exactement ce que le CAC 40 suggère avec la rupture des 7180 points et leur probable conversion en...

