Il n’a pas fallu plus d’une semaine pour que les investisseurs passent d’une sérénité un peu béate à une humeur inquiète. Entre les difficultés financières de l’immobilier chinois, une économie ralentie, l’attitude circonspecte probablement légitime de la Fed quant au recul substantiel de l’inflation, d’où une remontée des taux à 10 ans à 4,25%, et une inflation européenne sous-jacente qui persiste au niveau de 5,5 %, les sources d’inquiétude se multiplient, laissant entrevoir un second semestre plus compliqué. Le CAC...
L’économie américaine ne donne pas de signes de fléchissement au regard des demandes hebdomadaires d’allocations au chômage stabilisées vers 240 000 ou d’un indice de la Fed de Philadelphie qui se redresse en territoire positif, mais cela ne devrait guère contribuer à ramener l’inflation à l’objectif des 2 % poursuivis par la Fed, comme en témoignent les minutes de sa dernière réunion. Par ailleurs, le ralentissement de plus en plus patent de l’économie chinoise, même s’il devrait avoir l’avantage d’exporter de...
Alors que la Chine continue de pâtir d’indicateurs économiques décevants, la production industrielle augmente aux États-Unis de 1 % en juillet, bien au-dessus des attentes, et de 0,5 % en Europe. Il faut malheureusement y voir un effet de surconsommation en énergie pour lutter contre les vagues de chaleur, mais pour le moment l’économie parvient à se maintenir en dehors de la récession. En revanche, cela risque d’entretenir, voire de relancer l’inflation, ce qui pourrait finir par infléchir un peu...
le risque de défaut de paiement de la part d’un grand promoteur chinois qui a plombé les marchés en Asie n’a guère affecté un CAC 40 toujours aussi insensible à une conjoncture qui pourrait toutefois devenir plus difficile au second semestre. Dans un volume de milieu de pont, l’indice ne trouve guère matière à franchir les 7400, pas plus qu’à enfoncer le seuil des 7300, alors que les indices américains font également preuve d’une bonne tenue relative. Le Dow Jones...
Les marchés se sont un peu vite enthousiasmés la veille sur une inflation à la consommation légèrement inférieure aux prévisions, mais le chiffre relatif à la production, à 2,4 % sur un an au lieu de 2,3 % attendus, avec un gain de 0,3 % après 0,1 % en juin, rappelle que les prix de l’énergie ont tendance à se redresser et que les matières premières pourraient suivre, à moins d’un ralentissement marqué de l’économie mondiale, de nature à limiter...

