Sans être très explicite sur la politique de la Fed et sur les taux ces prochains mois Jérôme Powell s’est limité à évoquer des décisions « peu populaires » pour stabiliser les prix, mais une fois encore, cela n’empêche pas le marché de rester relativement stable et plutôt en hausse aux États-Unis en attendant l’arbitrage des chiffres d’inflation à la consommation jeudi. Le marché redoutait sans doute un discours plus hawkish, si bien que le CAC 40 consolide modestement au-dessus...
Les marchés vont sans doute vers une impasse face à la détermination des banques centrales à briser l’inflation, mais tant que le mur n’est pas sous leurs yeux l’euphorie et les prises de position à l’achat se poursuivent, dans l’idée que l’abandon de la politique zéro COVID en Chine pourrait enrayer les sombres prévisions économiques du FMI et des instituts de conjoncture. De plus, les prix du gaz et les taux à 10 ans en net repli à 3,52 %...
L’hiver est plutôt doux, les craintes de pénurie en énergie et la guerre en Ukraine ne sont plus perçues comme un problème à court terme et la première semaine de l’année s’achève sur une forte hausse des marchés européens, en divergence par rapport à des indices américains qui finissent du bon côté dans leur interprétation des chiffres de l’emploi pour le mois de décembre. Ceux-ci sont pourtant propices à ce que la Fed ne desserre en rien sa politique monétaire...
À la veille des chiffres toujours très attendus pour l’emploi américain au mois de décembre les créations d’emplois au nombre de 235000 selon les chiffres de l’enquête ADP, très au-dessus des 150 000 espérés suggèrent un rapport encore dynamique auquel s’ajoutent des demandes hebdomadaires d’allocations au chômage en diminution sensible, à 204 000. Autant dire que la Fed n’y verra nullement matière à infléchir sa politique de taux, et au contraire, de quoi maintenir bien longtemps ses taux à un niveau élevé,...
En l’absence de mauvaise nouvelle le marché affiche dans la forte hausse la conviction que la récession prévue en 2023 n’aura qu’un impact limité, que l’inflation continuera de décliner, et que les banques centrales finiront par mettre un terme à la hausse des taux, peut-être dès le mois de mai aux États-Unis. C’est peut-être un peu rapide, mais pour l’heure les gestions qui n’ont plus le souci de faire état de leur performance avant bien longtemps semblent pressées de mettre...

