Les demandes hebdomadaires d’allocations au chômage ont tendance à remonter légèrement aux États-Unis, mais surtout, ce sont les demandes continues qui augmentent assez fortement, laissant entrevoir un marché de l’emploi moins dynamique aux États-Unis, assez cohérent avec les propos plutôt alarmistes des patrons des grandes banques américaines la veille. Cela pourrait encourager la Fed à une relative modération dans les hausses de taux qui continueront de se présenter, mais cela n’empêche pas le CAC 40 de poursuivre son léger effritement...
L’assouplissement des restrictions sanitaires en Chine est un élément positif qui ne suffit pas à enrayer le message assez alarmant des patrons des grandes banques américaines sur le risque « très plausible » d’une récession résultant des hausses de taux de la Fed et de la perte de pouvoir d’achat des ménages face à l’inflation. Du coup, le CAC 40 subit l’impact d’indices américains mitigés et continue de renforcer la résistance des 6708, sans toutefois se laisser aller jusqu’à tester l’ancienne résistance...
Les assouplissements de la politique sanitaire chinoise sont un élément appréciable pour les marchés, mais la perspective de taux qui n’ont pas fini de grimper pour enrayer une inflation qui pourrait ne pas en être à son pic selon les propos du chef économiste de la BCE, Philip Lane, et le marché de l’emploi encore robuste aux Etats-Unis pèsent sur le Cac 40 et plus encore sur des indices américains qui repartent plus clairement à la baisse. Le CAC 40...
Après des chiffres de l’emploi plus robustes qu’attendus aux États-Unis vendredi, c’est au tour de l’ISM des services de s’afficher à 56,5 après 54,4 en octobre, rien qui ne permette pour le moment de conclure à un rapide plongeon dans la récession, ce qui n’empêche pas les taux à 10 ans de prolonger leur descente vers 3,59 %, d’accentuer l’inversion de la courbe des taux, et de susciter quelques doutes sur un authentique recul de l’inflation avant peut-être plus longtemps...
Avec des taux entre 3,75 % et 4 % la Fed n’a à l’évidence pas encore suffisamment monté les taux et pris les mesures restrictives pour freiner l’économie. À 3,7 % de chômage, l »emploi au mois de novembre reste plus solide qu’attendu avec 263000 créations d’emplois au lieu de 200 000, et surtout des salaires horaires qui progressent de 0,6 % soit 5,1 % sur un an, bien au-delà des 4,6 % espérés. Il n’en fallait pas plus pour que le...

