Les marchés continuent de ne voir que le bon côté des politiques monétaires restrictives parce qu’évidemment il faut en attendre un sérieux ralentissement économique, idéalement une récession, pour faire refluer l’inflation. Christine Lagarde va même jusqu’à indiquer que cela ne suffira pas, et qu’il faudra donc augmenter rapidement les taux, ou éventuellement chercher d’autres outils restrictifs qui vont être difficilement compatibles avec une forte croissance des résultats. Mais qu’à cela ne tienne, fin d’année et approche des fêtes obligent, l’humeur...
Le président de la Fed de Saint-Louis James Bullard est venu rappeler au marché que la Fed reste bien loin d’un satisfecit sur les résultats d’une politique qu’il juge encore insuffisamment restrictive. En parallèle, il est vrai que les demandes hebdomadaires d’allocations au chômage restent étonnamment basses et continuent de refléter un marché du travail tendu quand des indicateurs comme les mises en chantier, les permis de construire ou l’indice d’activité de la Fed de Philadelphie soulignent un ralentissement pourtant...
La forte inflation contribue certainement à élever les volumes d’affaires, mais pour le moment la consommation américaine reste plus robuste que prévue avec une hausse des ventes au détail de 1,3 % au mois d’octobre, largement au-dessus des 0,5 % anticipés, même si certains signes suggèrent un comportement plus frileux est porté vers les biens de première nécessité dans un environnement où le crédit est de plus en plus cher. A priori, cela devrait renforcer le dollar et les craintes d’une...
CAC 40 : le recul des prix à la production suggère à son tour l’orientation baissière de l’inflation
La présidente de la Fed de San Francisco Mary Daly tenait à rappeler au marché que la « data dependance » ne peut s’appuyer par définition sur une donnée unique comme celle de l’indice de l’inflation à la consommation agréablement surprenante de la semaine dernière, mais sur un faisceau de données multiples et répétées. Or la publication des prix à la production avec une progression limitée à 0,2 % au lieu des 0,4 % et de 6,7 % sur un an hors...
Il fallait vraiment que l’horizon soit dégagé et semé de bonnes nouvelles pour que le CAC 40 parvienne à taquiner la zone des 6600 points, et c’est le cas. Après les bonnes nouvelles relatives aux signes de baisse de l’inflation aux États-Unis, les tensions entre les États-Unis et la Chine sont en voie d’apaisement après la rencontre entre Xi Jiping et un Joe Biden renforcé par l’absence de vague rouge à Washington. Finalement le Sénat est assuré dès à présent...

