Sortants d’un extrême pessimisme qui se confirme dans l’indice de l’université du Michigan sur le moral des consommateurs à son plus bas historique, les marchés sont en train de jouer une douce récession qui, conjuguée aux hausses de taux accélérées de la Fed, conduira plus vite que prévu à un choc déflationniste de nature à écourter sa campagne de taux à la hausse. Les mauvais chiffres se retrouvent également avec le climat des affaires en Allemagne qui se dégrade, mais...
La récession n’est pas encore là en Europe, mais elle n’est peut-être pas très loin. Alors que Jérôme Powell évoque de plus en plus aisément la probabilité d’une récession dans le sillage de la politique de la Fed pour lutter contre l’inflation, l’indice préliminaire PMI composite de la zone euro se rapproche dangereusement du seuil de contraction à 50 avec un plus bas depuis 18 mois à 51,9 après 54,8 en mai. Et le chiffre américain n’est pas très brillant...
Après une fin de semaine et des échéances trimestrielles en très forte baisse les indices américains sortent d’un long week-end sur une note dynamique, dans l’idée de sortir d’un marché extrêmement survendu, mais les volumes et les clôtures semblent fragiles. Il paraît en effet difficile de ne pas s’acheminer vers une récession qui mettra évidemment un terme aux excès d’inflation, mais ne manquera pas d’affecter la marge des entreprises. Symptomatique d’un marché structurellement baissier, le CAC 40 termine la séance...
Pendant que les indices américains achèvent un long week-end pour célébrer le Juneteenth en l’honneur de l’abolition de l’esclavage dans le sud des États-Unis en 1865, l’Europe intègre la déconvenue des législatives françaises qui ne manqueront pas d’affaiblir le pouvoir d’Emmanuel Macron. Cela se traduit par un impact de l’ordre de 1 % de sous-performance du CAC 40 par rapport à ses homologues européens, relativement bien orientés en harmonie avec les futures américains. L’indice forme sur la séance un chandelier...
Il y a de plus en plus de signaux intéressant pour suggérer le pic d’inflation et une décrue, avec malheureusement 2 mois de retard. Cela aura convaincu les banques centrales de la nécessité de s’engager dans une politique très agressive de remontée des taux, dont ceux de la très sage Banque Nationale Suisse la veille, avec un effet assez dévastateur à prévoir puisque le travail d’autorégulation de l’inflation par une baisse de la demande a de grands risques de se...

