Les marchés ont tendance à sur-réagir à l’annonce d’une nouvelle qu’ils n’attendaient pas, et c’est probablement ce qui se sera produit en fin de semaine quand James Bullard a avancé l’idée de hausses de taux aux États-Unis dès 2022 en raison du rythme actuel de l’inflation. C’est ce qu’il ressort de la séance du jour avec des indices américains en nette reprise sur des taux à 10 ans qui reviennent sur un seuil important à 1,47% d’où une moindre performance...
Le marché français qui semblait parfaitement s’accommoder du discours légèrement moins accommodant de la Fed cette semaine s’est soudainement trouvé prétexte à refluer à l’abord d’un seuil majeur que nous évoquons de longue date à 6700 points sur les propos du président de la Fed de Saint-Louis, James Bullard, pour qui le rythme très positif de l’économie, mais aussi de l’inflation risque d’amener une première hausse des taux par la Fed dès 2022 plutôt que 2023, et 2024 évoqué en...
L’ambiance tranquille qui règne sur les marchés montre que le discours de Jay Powell aura été bien perçu, qu’il aura su faire passer dans le calme une attitude attentive mais plutôt sereine face à un pic d’inflation significatif. Les taux longs à 10 ans qui avaient grimpé de 1,46% à 1,57 % à l’occasion de son discours la veille sont nettement revenus en arrière vers 1,49% sur des demandes hebdomadaires d’indemnisation au chômage à 412 000, au-dessus des attentes à 359000....
Les ventes au détail ont baissé de 0,7 % en mai aux États-Unis, -1,3 % si l’on inclut l’automobile, bien en-deçà des estimations à plus 0,5 % hors automobiles. Il faut y voir la baisse de l’impact des indemnités qui avaient été adressées aux ménages tandis que l’inflation affiche une hausse inédite, avec des prix à la production en hausse de 6,6 % sur les 12 derniers mois, 0,8 % au lieu de 0,5 % attendus d’un mois à l’autre....
Les taux d’intérêt à 10 ans toujours très bas aux États-Unis mais à 1,49%, au-dessus d’un support majeur à 1,45 % continuent de souligner un marché serein deux jours avant la décision de la Fed, dans l’idée que celle-ci restera ultra accommodante et convaincue du caractère transitoire de l’inflation, qu’elle s’abstiendra d’évoquer un ralentissement de ses achats d’actifs au rythme de 80 milliards de dollars par mois avant la fin de l’année, à moins que les statistiques d’une vigueur exceptionnelle...

