Après quelques jours de nette reprise des marchés dans le prolongement des propos stimulants des banques centrales les incertitudes entourant le Brexit, bien loin de trouver un terme, s’emparent à nouveau des investisseurs. Le gel de quelques fonds immobiliers britanniques, la débandade politique, et la livre à son plus bas à 1,30 dollars font craindre un assèchement des liquidités et pèsent sur les marchés en Europe. Le CAC 40 renonce à la reconquête positive du seuil clé des 4230 et...
En l’absence de marché américain fermé pour le jour de l’indépendance, le volume devient insignifiant, tout comme la pertinence du comportement de séance. Il y a tout juste lieu d’observer que le CAC 40 ne peut dans ces conditions reconquérir le cap des 4300, et qu’il termine la séance sur un chandelier de conformation plutôt négative, sans toutefois casser le support des 4230 points, un seuil charnière décidément important. Il en reviendra aux marchés américains de décider de la suite...
Il est fréquent d’entendre que les banques centrales ont perdu le pouvoir. Peut-être y a-t-il un fond de vérité en ce qui concerne la croissance économique. Mais à l’évidence l’évolution récente des marchés démontre que leur influence reste total en ce qui concerne les marchés. Les propos rassurants de Mark Carney jeudi dans le sens de mesures supplémentaires d’assouplissement monétaire et en termes de régulation et le sentiment d’une convergence de politiques de la part de toutes les banques centrales...
Le seul personnage réellement doté de quelque autorité au Royaume-Uni en la personne du gouverneur de la banque d’Angleterre Mark Carney n’a pas hésité à développer les conséquences négatives du Brexit pour le Royaume-Uni, mais il a également rappelé que cette éventualité avait été correctement anticipée, si bien qu’il n’y a pas de secousse systémique à attendre du style de 2008. En revanche, des mesures accommodantes supplémentaires risquent d’être nécessaires, dans le même esprit que l’alignement des politiques monétaires appelé...
Les statistiques économiques américaines relatives aux dépenses des ménages, en hausse de 0,4 % en mai,sur des revenus en hausse de 0,2 % semblent témoigner d’un rattrapage de la consommation plutôt favorable pour la croissance du second trimestre, sur fond de tensions inflationnistes toujours absentes,puisque l’indicateur PCE recule sur un an de 1,1 % en avril à 0,9 % en mai. Ces chiffres contribuent certainement à la bonne tenue des indices américains, mais c’est peut-être plutôt le spectacle de plus...

