En se stabilisant sur une base de 35 dollars, le pétrole permet aux marchés de mettre un terme à la phase de panique que la chute brutale des cours était en train de déployer, au mépris des compensations considérables en faveur du pouvoir d’achat et de la consommation. Le CAC 40 en profite pour former sur la séance un chandelier de la meilleure facture, assorti du franchissement salutaire des 4580 et d’une sortie du canal descendant en place depuis une...
La semaine débutait sur une note optimiste avec la production industrielle chinoise de novembre en hausse de 6,2 % et supérieure aux attentes à 5,6%, mais le consensus très négatif à l’égard du pétrole induisant une cassure momentanée des 35 dollars le baril aura eu raison des 4500 points sur le CAC 40. L’indice termine sur un nouveau chandelier très négatif, accompagné d’une clôture au plus bas, qui continue de souligner une phase de correction accélérée à enrayer rapidement par...
Les marchés restent focalisés sur les cours du brut et sur la reprise haussière de l’euro, soucieux à l’excès des conséquences sur les pays émergents qui en sont producteurs et dans l’interprétation d’une croissance mondiale qui s’engagerait vers la récession. Â cela s’ajoutent des inquiétudes liées au manque de liquidités des fonds High Yield, l’un d’entre eux ayant décidé décider d’interdire les demandes de rachats, un événement qui rappelle de bien mauvais souvenirs, mais également parfois les moments de marché...
Les cours du baril de brut restent incapables de progresser dans une conjoncture de surabondance qui leur est très défavorable, au point de finir la séance au plus bas depuis la récession, mais le comportement du marché américain témoigne d’une tentative de décorrélation puisque le S&P 500 se stabilise et continue de tenir le support clé maintes fois évoqué à 2040 points. De son côté, le CAC 40 également un chandelier de séance plus favorable après avoir testé le seuil...
le S&P 500 semble se refuser à l’enfoncement des 2040, mais à l’évidence les marchés sont rentrés dans un mode obsessionnel focalisé sur les cours du brut, comme s’ils n’étaient plus corrélés qu’à la fluctuation des contrats à terme sur le brut. La révision plutôt favorable de la croissance allemande de 1,7 à 1,8 % selon l’institut IFO n’a pas la moindre importance dans le sens de rappeler aux investisseurs que la croissance européenne se présente sous des auspices apparemment...

