Les attentats sont des événements particulièrement douloureux, mais les marchés ont appris ces dernières années qu’il est malavisé de se laisser aller à un réflexe immédiat négatif de panique dans le sillage de l’état psychologique qui en résulte. Dans la mesure où l’économie du pays touché risque de n’être affectée que très temporairement, les marchés ont tendance à très vite se ressaisir dans l’anticipation d’un effet de rattrapage, et peut-être aussi parce qu’ils peuvent être à la source de changements...
D’une semaine à l’autre, les marchés basculent de la complaisance au stress avec une facilité d’autant plus surprenante en Europe qu’elle trouve son origine dans la rechute du pétrole et des matières premières, laquelle est censée plutôt constituer un élément économique favorable à l’essor de la zone. Mais une fois encore, les considérations liées à l’impact que cela peut produire sur la croissance des pays émergents l’emportent avec le relais d’un mimétisme amplificateur du comportement des indices américains, au mépris...
l’Europe n’est pas productrice de pétrole et pourtant ce sont les marchés européens qui réagissent le plus sévèrement à la rupture baissière des cours, avec la cassure des 43 dollars sur la publication de stocks plus abondants que prévus. Cette fois les propos de Mario Draghi pour confirmer que la BCE est prête à augmenter son QE dès le mois prochain en vue de soutenir l’inflation et l’activité n’ont pas suffi à soutenir les indices. Il faut y voir un...
L’inflation en Chine reste insuffisante et en deçà des attentes à 1,3 % sur un an pour ne pas envisager de nouvelles mesures d’assouplissement quantitatif de nature à relancer une activité trop anémique. En revanche les États-Unis ont donc tendance à faire cavalier seul en matière de dynamisme économique, et cela se perçoit à travers la faiblesse renouvelée de l’euro qui passe en-deçà de 1,07 dollar, avec un effet positif à prendre en compte au niveau des résultats des entreprises,...
Il n’y a probablement pas matière à se préoccuper outre mesure d’un début de semaine sous le signe de la consolidation, mais les marchés avaient de bons prétextes pour saisir quelques prises de bénéfices au terme de quelques semaines de puissante récupération, d’autant que les chiffres du commerce extérieur chinois continuent de refléter, en dehors des États-Unis, une économie mondiale bien anémique. Le CAC 40 donne quelques signes de faiblesse en enfonçant en clôture le support des 4925 sur un...

