L’économie morose n’a pas que du mauvais pour les marchés quand les banques centrales s’en préoccupent. C’est ce que la belle séance de cette fin de semaine démontre en réponse à une action simultanée, probablement concertée de la part de la BCE et de la banque de Chine. Concernant la première, Mario Draghi réaffirme dans un congrès bancaire à Francfort la nécessité d’élargir son action à des achats d’obligations et à d’autres canaux de transmission de sa politique monétaire au […]
Les indicateurs flashs PMI de novembre ont confirmé les pressions déflationnistes liées au ralentissement de la croissance en Chine et à la morosité dans une Europe tirée vers le bas par la France, entraînant avec eux les marchés vers le bas, tandis que les indicateurs économiques américains reflètent une économie en pleine forme, que ce soit au niveau des indicateurs avancés en hausse de 0,9 %, des ventes de logements en nette hausse, ou de l’indicateur de la Fed de...
Il ressort des minutes de la dernière réunion de la Fed en fin octobre une volonté de ses membres d’être le plus explicite possible quant à la politique monétaire et au premier resserrement des taux d’intérêt qui selon elle devrait probablement intervenir dans le courant du premier semestre 2015. Il ressort également une quasi unanimité pour en finir avec les injections monétaires, sans que cela ne crée de pression particulière sur les indices américains qui en profitent pour temporiser leur...
Après les propos très engagés de Mario Draghi la veille, le marché a pu profiter pour la première fois depuis de nombreuses semaines d’une nouvelle plutôt positive en provenance d’Allemagne. L’indice de confiance ZEW reflétant la confiance des investisseurs et des analystes rebondit à 11,5 points en novembre après -3,6 en octobre, et nettement au-dessus des 0,5 attendus. Par ailleurs, les mauvais chiffres de la conjoncture japonaise amènent Shinzo Abe à reporter de 18 mois le projet de hausse supplémentaire...
Mario Draghi reprend la formule magique qui avait sauvé l’euro en 2012 en expliquant devant le Parlement européen que la BCE fera « Whatever it takes » y compris des achats d’obligations souveraines pour augmenter son bilan et ramener l’inflation proche de 2% dans le cadre de son mandat. Il rappelle de plus que l’euro est un processus irréversible, permettant à nouveau aux taux espagnols et italiens de chuter brutalement. Il n’en fallait pas plus pour que la désagréable surprise...


