La production industrielle américaine est plus forte que prévue, surtout du côté des services aux collectivités, mais les ventes au détail en hausse de 0,1 % seulement au mois de mai vont plutôt dans le sens d’un ralentissement de la consommation. Le marché y voit matière à une détente des taux, notamment sur le marché des obligations françaises, ce qui permet au CAC 40 de reconquérir le cap des 7600 points sur un chandelier de séance assez engageant, qui reflète...
Il n’y a rien d’incohérent dans ce qui s’est produit sur les marchés depuis une dizaine de jours, et plus particulièrement sur le CAC 40. Plutôt anticipée pour la rentrée à l’occasion des discussions sur le budget, la dissolution hyper accélérée de l’Assemblée, et l’affolement politique qui vont en découler en France suscitent d’importantes interrogations, dont on aura mesuré les effets sur une hausse des spreads de taux entre l’Allemagne et la France, avec la baisse de l’euro, et plus...
Certains se demanderont pourquoi la BCE a baissé ses taux, comme attendu par les marchés, quand elle rehausse légèrement ses projections d’inflation, mais le discours se veut prudent et dépendant des données pour la suite, si bien qu’il n’y a ni envolée, ni trou d’air, sur un CAC 40 toujours au contact des 8040 points. La Banque Centrale européenne, par les propos de Christine Lagarde, se dit assez confiante mais extrêmement vigilante dans sa lutte contre l’inflation, qui ne devrait...
La capacité du CAC 40 à s’affranchir des 7980 est un élément positif, qui suggère un bon test des 7900, mais il restait difficile de s’affranchir des 8040 à la veille de la réunion de la BCE. Il ne fait guère de doute pour personne qu’elle abaissera ses taux pour la première fois depuis 2019, ce qui est a priori favorable pour les marchés, alors que les indices américains se félicitent d’une enquête sur les créations d’emplois ADP qui présagerait...
En attendant des éléments importants cette semaine, la réunion de la BCE jeudi et les chiffres sur l’emploi américain du mois de mai vendredi, les marchés font preuve d’une petite fébrilité, tandis que le pétrole recule, émettant un signal de cassure en deçà de 76 dollars le baril de WTI, vers 73 dollars. Peut-être faut y voir un signal de ralentissement économique, a priori favorable du côté de l’évolution de l’inflation au cours des prochains mois, comme semble en témoigner...

