Entre les taux d’intérêt élevés et l’incertitude liée aux tensions géopolitiques, l’humeur des investisseurs tourne à la prudence, à un optimisme plus mesuré qui commence à devenir beaucoup plus intéressant pour envisager des acquisitions, même si, comme on pouvait le pressentir, Jerome Powell insinue que les taux devront rester plus élevés plus longtemps, en raison d’une inflation « qui ne recule pas assez vite en ce début d’année » au goût de la Fed. Sur le CAC 40, le seuil des 7980...
Les ventes au détail publiées aux États-Unis pour le mois de mars sont en hausse de 0,7 % sur un mois, beaucoup plus que prévu, et la hausse initiale de 0,6% pour février est revue à la hausse à 0,9%. Autant dire qu’avec le marché de l’emploi très robuste, il n’y a pas le moindre signe de fléchissement de l’économie américaine, un phénomène qui, ajouté aux prouesses des marchés financiers, dope le pouvoir d’achat, la consommation, mais risque de remettre...
Les perspectives de baisse de taux de la part de la BCE ne suffisent pas relancer le CAC 40 plombé par des indices américains qui débutent la saison des résultats par une chute de plus de 5 % de JP Morgan. La première banque mondiale annonce des revenus qui pourraient être un peu inférieurs aux attentes des analystes. Par ailleurs, les tensions géopolitiques font un peu grimper le cours du baril et les obligations, dans un réflexe d’aversion au risque....
Contrairement à la Fed qui se heurte à une inflation un peu trop élevée, même si la hausse des prix à la production publiée ce jour n’est pas supérieure aux attentes, la BCE semble confiante et disposée à baisser ses taux dès le mois de juin. L’inflation en Europe serait sur de bons rails, ce qui paraît assez logique au regard d’une croissance bien moindre qu’aux États-Unis. A l’évidence, cela aura pour effet d’affaiblir l’euro, comme en témoigne son recul...
Il est difficile de tout avoir. Une économie américaine extrêmement solide couplée à un marché de l’emploi en pleine forme et une inflation qui descendrait rapidement vers l’objectif de 2 % souhaités par la Fed. Ce n’est qu’une demie surprise, dans ces conditions, que l’indice d’inflation à la consommation pour le mois de mars ait progressé plus vite que prévu, à 0,4 %, si bien que les taux à 10 ans s’envolent au-delà de 4,50 % aux États-Unis, entraînant les...

