En attendant des nouvelles vendredi de nature à éclairer les restrictions à l’investissement chinois, et peut-être étranger envers les États-Unis, le climat anxiogène continue de peser sur le CAC 40, tandis que les investisseurs sur les marchés américains profitent de la lourde chute de la veille pour accumuler prudemment quelques titres qui avaient excessivement chuté. Il faudra voir mercredi si le CAC 40 en bénéficie, comme semblent le suggérer les contrats à terme en reprise de 0,25%. Pour l’heure, l’indice...
Une croissance attendue de l’ordre de 10 % du chiffre d’affaires ces prochaines années, et des résultats qui augmentent plus rapidement font de Safran un dossier raisonnablement évalué, à 21 fois les bénéfices de cette année et 17 fois l’an prochain pour une marge censée grimper de 13,5 à 14,8%. Le titre a formé un sommet arrondi sous un plus haut historique à 105 euros avant de refluer jusqu’à marquer un plus bas vers 97 euros sur la séance difficile...
Quand la saison n’est plus aux fondamentaux, c’est la politique qui domine, et en ce début de semaine l’inquiétude croissante sur le front des tensions commerciales fait peur aux marchés, d’autant que les indicateurs de confiance des investisseurs ZEW recule à son plus bas depuis 2012 en Allemagne. Dans un volume curieusement étroit, le CAC 40 subit une accélération négative sur un chandelier de séance défavorable, couplé à l’enfoncement des 5310 points. Du coup, l’indice approche de peu le seuil...
Tombé à point nommé à 54,8 au lieu de 53,9 attendu en juin après 54,1 en mai, le PMI composite de la zone euro qui avait représenté un creux de 18 mois le mois dernier semble indiquer que l’activité économique ralentie ne serait qu’un passage temporaire. Du coup, le deuxième trimestre pourrait bénéficier d’une croissance de 0,5 % après 0,4 % au premier trimestre en zone euro. Il n’en fallait pas plus pour redonner un peu de tonus à l’euro...
L’intention clairement déclarée de l’Administration américaine selon l’interview du jour à Wilbur Ross, est bel et bien de prendre à bras-le-corps des pratiques commerciales peu équitables. Mais à l’évidence le message et la méthode cow-boy ne passent pas. Il en résulte des menaces de représailles, à commencer dès vendredis par l’application en Europe de tarifs sur des produits américains ciblés en réponse aux taxes sur l’acier et l’aluminium. À la Chine qui crie au scandale s’ajoute l’Inde pour taxer des...

