Malgré une dette conséquente représentant près des 2/3 de la capitalisation, Eiffage génère un cash-flow de l’ordre de 10 % de son chiffre d’affaires, à peine inférieur à sa marge d’exploitation, sur des bénéfices capitalisés 14,4 en 2016 et 12,4 fois seulement en 2017. Il ne devrait donc pas s’avérer difficile de réduire comme prévu l’endettement dans un environnement de taux durablement très bas. D’un point de vue fondamental, la correction récente du titre était probablement intempestive et le rebond...
Après une chute de 10 % en 2 séances les marchés survendus trouvent des ressources pour se ressaisir avec l’aval de marchés américains qui profitent d’une 3ème révision à la hausse pour la croissance du PIB au premier trimestre, à 1,1% au lieu de 0,5 % en première estimation, et d’un moral du consommateur meilleur qu’attendu, au plus haut depuis septembre dernier. Première étape importante dans la récupération, le CAC 40 ouvre au-dessus des 4010 et termine la séance sur...
Quand les valeurs de croissance ont la capacité d’être défensives et peu sensibles aux cycles dans des environnements difficiles, il est légitime qu’elles soient chèrement valorisées. C’est le cas d’Essilor avec des bénéfices capitalisés près de 29 fois cette année et 26 fois en 2017 pour une marge d’exploitation brute légèrement supérieure à 18 %, somme toute à-peu-près en ligne avec la norme historique et la brillante trajectoire économique de la société. Inutile dans ces conditions d’espérer une rechute importante....
Le marché tend à liquider sans discrimination les actions et actifs dits risqués face au climat d’incertitude résultant du Brexit. Il faut dire que rien ne paraît aussi inextricable que les postures diamétralement opposées entre le discours des politiques britanniques et celle de leurs contreparties européennes, les uns cherchant à gagner du temps et négocier leur position avant de notifier selon l’article 50 leur demande de sortie, les autres s’y refusant tant que celui-ci n’est pas sollicité. Il en résulte...
La démocratie a parfois, et même bien souvent, des limites que la raison ne connaît pas. À la suite d’un référendum plus émotionnel que raisonné, la bêtise autodestructrice l’emporte au Royaume-Uni, au point de risquer sa propre désintégration, avec des conséquences pour le moins chaotiques sur une Europe volontairement technocrate qui n’est pas exempte de lourdes responsabilités. Contre toute attente, les pronostics généralement pertinents des bookmakers et les derniers sondages du jeudi soir ont été balayés, d’où la nécessité de...

