Après une fin de semaine et des échéances trimestrielles en très forte baisse les indices américains sortent d’un long week-end sur une note dynamique, dans l’idée de sortir d’un marché extrêmement survendu, mais les volumes et les clôtures semblent fragiles. Il paraît en effet difficile de ne pas s’acheminer vers une récession qui mettra évidemment un terme aux excès d’inflation, mais ne manquera pas d’affecter la marge des entreprises. Symptomatique d’un marché structurellement baissier, le CAC 40 termine la séance...
Pendant que les indices américains achèvent un long week-end pour célébrer le Juneteenth en l’honneur de l’abolition de l’esclavage dans le sud des États-Unis en 1865, l’Europe intègre la déconvenue des législatives françaises qui ne manqueront pas d’affaiblir le pouvoir d’Emmanuel Macron. Cela se traduit par un impact de l’ordre de 1 % de sous-performance du CAC 40 par rapport à ses homologues européens, relativement bien orientés en harmonie avec les futures américains. L’indice forme sur la séance un chandelier...
Il y a de plus en plus de signaux intéressant pour suggérer le pic d’inflation et une décrue, avec malheureusement 2 mois de retard. Cela aura convaincu les banques centrales de la nécessité de s’engager dans une politique très agressive de remontée des taux, dont ceux de la très sage Banque Nationale Suisse la veille, avec un effet assez dévastateur à prévoir puisque le travail d’autorégulation de l’inflation par une baisse de la demande a de grands risques de se...
Si la Fed a rassuré la veille sur sa détermination absolue à ramener l’inflation vers son objectif de 2 %, les marchés prennent conscience que cela risque de passer par une augmentation des taux vers 3,5 à 4%, et après un accueil favorable l’humeur s’inverse dans la crainte que de telles mesures aient une lourde probabilité d’aboutir à une récession, laquelle jugulera assurément l’inflation, mais à quel prix ? Entre une légère hausse des demandes hebdomadaires d’allocations chômage, et surtout...
Le risque de fragmentation qui avait amené en 2011 Mario Draghi à sauver l’euro avec le « whatever it takes » à ramener la BCE a provoqué une réunion d’urgence et a annoncé au marché l’élaboration d’un outil destiné à enrayer le phénomène, ce qui aura sauvé, peut-être momentanément, le support des 5950 en attendant de connaître la décision de la Fed, qui opte finalement pour une hausse de 75 points de base et fait preuve d’un réalisme et d’une détermination...

