Le mois d’août s’achève sur un ensemble de données qui confirment un fort regain d’inflation en Europe comme aux Etats-Unis, pour atteindre 3 % sur un an après 2,2 % en juillet et 1,6% hors énergie et alimentation. Cela ne manquera pas de produire au sein de la BCE le même débat qu’aux États-Unis le 9 septembre, avec un risque de ralentissement des achats d’actifs en perspective, alors que les indicateurs PMI d’activité tendent à se contracter vers un niveau...
Les marchés américains, et surtout le Nasdaq, continuent de progresser dans le prolongement des propos de Jay Powell vendredi dernier, lesquels sont jugés très prudents à l’égard d’un tapering inéluctable mais très progressif, dont les contours pourraient dépendre de la progression plus ou moins forte que prévue du chômage publié vendredi à 14h30. Cela n’empêche pas le CAC 40 de rester totalement réfractaire à la reconquête des 6700, est accusé un retard important sur qui ont plus qu’effacé le coup...
Les marchés avaient toutes les raisons de ne pas prendre l’initiative en attendant les propos de Jay Powell dont ils semblent se réjouir, quand il annonce la réduction des achats d’actifs dès cette année, mais aucune hausse des taux avant un très long chemin à parcourir. Un calendrier plus précis pourrait prendre forme à l’occasion de de la réunion de la Fed de septembre si les données relatives à l’emploi sont encourageantes mais le ton du président de la Fed...
La croissance du PIB américain du deuxième trimestre a été relevée de 6,5% à 6,6% tandis que les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté de 5.000, à 353.000, mais non loin des 350.000 anticipées. Il n’y a rien de particulier dans ces chiffres pour faire bouger des marchés focalisés sur ce que dira Jay Powell vendredi à 14h30 à Jackson Hole, dont on attend sans grand suspense qui laisse entrevoir l’annonce d’une réduction des achats d’actifs d’ici à la fin...
Le climat des affaires selon l’indice IFO à nouveau un peu décevant, qui traduirait un léger fléchissement de la croissance en Europe pour le second semestre sous la pression du variant delta, semble freiner la capacité des indices européens à se ressaisir, et notamment du CAC 40 à reconquérir en clôture le support majeur converti en résistance à 6700 points. Les volumes sont par ailleurs étriqués en attendant de la réunion virtuelle de Jackson Hole en fin de semaine, laquelle...

