Selon les projections de la Banque mondiale l’économie devrait se contracter cette année de 5,2 % dans le monde, de 9,1 % en Europe, -6,1 % aux États-Unis et -6,1 % également au Japon, des chiffres qui ne plaident pas pour une reprise très vigoureuse, mais les statistiques du chômage de la semaine dernière montrent bien à quel point les prévisions des économistes tiennent parfois plus d’une profession de foi que de la réalité. Peu impressionné par ces statistiques désastreuses...
En temps ordinaire, une erreur de 100 000 créations d’emplois mensuels aux États-Unis par rapport aux prévisions est une surprise pour les marchés. Pour mai, l’erreur porte sur 10,7 millions puisqu’au plus fort de l’épidémie les États-Unis auraient créé 2,5 millions d’emplois d’un mois à l’autre, au lieu d’une destruction supplémentaire de 8,3 millions attendus ! Il en résulte un taux de chômage à 13,3 %, et non pas les 19,5 % attendus, lesquels auraient été pis que lors de la...
Les marchés ne peuvent pas être déçus des décisions de la BCE qui augmente finalement son programme de soutien à l’économie de 600 milliards, au-delà des 500 milliards attendus, et le prolonge au minimum jusqu’à juin 2021 plutôt qu’à la fin de l’année. Le motif de cet effort supplémentaire considérable qui se traduit par une nouvelle hausse de l’euro, ce sont des perspectives économiques évidemment dramatiques pour un second trimestre qui devrait voir un plongeon de 13 % du PIB,...
En attendant que la BCE augmente probablement de 500 milliards d’euros le montant alloué à son plan de soutien contre la pandémie les marchés ne peuvent que célébrer des données économiques qui semblent donner raison au récent rebond des marchés plutôt qu’à la vision pessimiste des économistes. En Chine, l’indice PMI des services ressort à 55 en mai après 44 en avril, très au-dessus du seuil d’équilibre à 50 pour la première fois depuis janvier. En Europe, l’indice composite européen...
Pendant qu’Angela Merkel prépare un nouveau plan qui serait de l’ordre de 80 milliards pour soutenir l’activité en Allemagne et en attendant d’ici jeudi que la BCE annonce probablement un renforcement aux 750 milliards d’euros actuels du programme de rachats d’actifs relatifs à la pandémie (PEPP), le marché continue d’ignorer les problèmes sociétaux américains et se focalise sur l’anticipation d’une reprise mathématiquement puissante après un second trimestre sacrifié, dont personne n’attend autre chose que de spectaculaires records approchant la grande...

