Il n’y a pas si longtemps, des créations d’emplois mensuelles aux États-Unis de l’ordre de 120.000, en deçà d’attentes de l’ordre de 180.000 à 200.000 n’auraient pas manqué de faire baisser le marché. Pour ce mois d’avril, il s’agit de 20,1 millions de personnes inscrites au chômage, soit un taux de 14,7 % de la population active, qui en réalité correspond plutôt à 20 % de chômeurs, faute d’inscriptions suffisantes par le département du travail. Mais le marché attendait pire...
Moderna Therapeutics se voit octroyer une autorisation d’entrée en phase 2 pour tester un vaccin, et cela joue un rôle psychologique important pour soutenir des marchés américains qui apprécient la prochaine reprise du dialogue commercial avec la Chine après les vives tensions soulevées par Donald Trump en fin de semaine. Par ailleurs les demandes hebdomadaires d’allocations au chômage, à 3,1 millions contre 3,8 millions une semaine plutôt semblent démontrer la présence d’un point bas, surtout si les politiques de dé-confinements...
Parce qu’elles sont attendues, les nouvelles catastrophiques laissent les marché dans une étonante indifférence. Selon l’enquête ADP Le secteur privé américain a perdu 20,2 millions d’emplois en avril, un avant-goût peut-être optimiste des chiffres du chômage de vendredi. Et en Europe l’indice IHS Markit affiche un terrible record à 12 points dans les services, la Commission européenne anticipe une contraction de 7,75% du PIB pour la zone euro cette année. Dans un marché peu animé et préparé aux nouvelles catastrophiques,...
La Haute Cour Constitutionnelle de Karlsruhe donne trois mois à la BCE pour justifier son programme d’achat d’actifs instauré en 2015 par Mario Draghi, au risque de voir la Bundesbank se désolidariser, et apporter une nouvelle menace à la cohésion de la zone euro, mais cela n’empêche pas le CAC 40 de se reprendre après la forte baisse de la veille. L’indice récupère un peu plus la moitié de la chute de la veille sur des indices américains bien orientés...
Cela devient une habitude chez Donald Trump pour le 1er mai. Il y a un an, il avait déjà fait basculer les marchés en négatif avec l’annonce surprise de tarifs sur la Chine. Mais cette fois, c’est sur fond de dépression économique mondiale, avec pour conséquence un début de mois particulièrement difficile, d’autant que les indices PMI européens sont à un plus bas historique catastrophique, mais sans surprise. Dans ces conditions, la sortie haussière du CAC 40 aura fait long...

