Quand les indices américains broient du noir, il est difficile pour le CAC 40 de soutenir durablement une hausse à contresens de ses homologues outre-Atlantique. L’humeur y est franchement détestable, avec un rejet systématique des excellents résultats des entreprises, une hantise de l’inflation et de la hausse des taux, sans parler de la crainte prématurée d’un échec en matière de négociations commerciales entre l’équipe de top niveau américaine et les représentants chinois. Du coup, le CAC 40 continue de bénéficier...
Il est habituel que le PIB du premier trimestre soit en retrait par rapport au dernier trimestre de l’année, et cela s’est confirmé avec une croissance ralentie à 0,3 % en France, mais un chiffre supérieur aux attentes à 2,3 % aux États-Unis, qu’il convient de mitiger dans la mesure où une large part en revient à l’augmentation des stocks. Cela n’empêche pas les indicateurs de confiance de rester positifs, à l’image des résultats et perspectives explosifs pour les entreprises...
Les analystes qui s’inquiètent de la remontée des taux en Europe, et pour commencer d’une fin prématurée des injections de liquidités par la BCE devront encore patienter. Mario Draghi s’est montré très prudent sur le sujet, déterminé à poursuivre la politique ultra accommodante dans la conviction que l’inflation remontera à 2%, mais rien dans les derniers éléments ne permet de le confirmer. Cela remet au minimum à septembre la fin du programme d’injection de liquidités en Europe. Il n’en fallait...
Le marché a bien du mal avec les taux américains qui semblent s’installer désormais au-dessus de 3 % à 10 ans, sans pour autant créer une envolée trop brutale qui serait très mal perçue. Du coup, les sociétés qui les une après les autres publient d’extraordinaires résultats bien au-dessus des attentes se voient sanctionnées par des investisseurs sans doute trop soucieux d’anticiper la prochaine récession que les taux plus élevés devraient, selon eux, déclencher… Dans ce contexte, le CAC 40...
Les résultats des entreprises américaines sont largement au-dessus des attentes, et souvent excellents, mais il aura fallu que Caterpillar commente ses propres résultats très supérieurs aux attentes comme probablement arrivés à un maximum en termes de croissance pour que les marchés américains, également ébranlés psychologiquement par des taux à 10 ans qui ont atteint momentanément le seuil des 3 %, développent une séance techniquement négative. Jusqu’à l’heure de la clôture, le CAC 40 échappe à ce mouvement probablement intempestif, si...

