À la faveur des incertitudes consécutives au mouvement de purge en Arabie Saoudite les cours du pétrole ont tendance à grimper malgré les prévisions de l’OPEP qui s’attend à une production américaine en très forte hausse ces prochaines années et les marchés en profitent pour perdre un peu de momentum. Le CAC 40 forme sur la séance un chandelier assez négatif accompagné d’un volume en légère hausse qui témoigne de quelques velléités de dégagements sur la sortie du canal ascendant...
Les marchés ont du mal à appréhender à sa juste valeur l’implication des arrestations de différents princes et ministres du royaume d’Arabie Saoudite par l’homme fort du régime Mohamed ben Salman, mais cela ne les empêche pas de se maintenir dans le cadre du CAC 40, et même d’inscrire de nouveaux records absolus du côté des États-Unis. L’indice parisien continue de confirmer la présence d’un soutien important à 5485,tandis qu’il reste tout aussi difficile de franchir une zone de résistance...
En dehors des salaires qui n’affichent pas la moindre progression au mois d’octobre, et qui ont l’avantage d’éviter une flambée des taux longs en l’absence de pression inflationniste, les chiffres américains restent de très belle facture pour débuter le mois. Le chômage reflue au plus bas depuis l’an 2000 à 4,1 %, l’ISM des services ressort à 60,1 au-delà des attentes après 59,8 en septembre, et les commandes industrielles en hausse de 1,4 %, mieux qu’attendu, contribueront à un PIB...
En attendant un indicateur d’activité en Chine, et surtout les chiffres du chômage américain pour le mois d’octobre, qui devraient être de très belle facture et donner raison à la politique de resserrement graduel de la Fed, ni la nomination de Jérôme Powell à la tête de la réserve fédérale à partir de février, ni la hausse de taux de 0,25% anticipée de la part de la banque d’Angleterre pour contrer la hausse de l’inflation n’ont produit le moindre effet,...
Si l’indice ISM manufacturier est un peu en deçà des attentes en octobre, à 58,7 points contre 60,8 en septembre, il se maintient à un rythme trop élevé pour en conclure à un ralentissement sensible de la croissance aux États-Unis, et en attendant la probable nomination de Jérôme Powell à la tête de la FED jeudi, ou la hausse des taux d’intérêt au Royaume-Uni, le marché entame novembre sur une note plutôt positive. Le CAC 40 termine la séance sur...

