Quand les marchés n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent, comme c’est en général le cas en août, les événements politiques ou terroristes ont la partie belle pour se propulser à l’avant-scène. Une semaine après l’épisode coréen, le refus de Donald Trump de condamner les manifestants d’extrême droite de façon unilatérale à l’occasion d’une violente manifestation à Charlottesville est vécu comme un signe d’incompétence du président à ressouder un pays déjà très divisé. Il en résulte une évidente...
Ce n’est pas une grande surprise, mais tant mieux. La Corée du Nord ne lancera pas de missiles vers Guam. Les rares opérateurs qui restent présents sur le marché peuvent donc se tourner vers le désordre interne émanant de Washington et des préoccupations plus économiques pour trouver un sens aux marchés. Dans l’ensemble, le fond est plutôt favorable, la croissance européenne est confirmée à 0,6% pour le second trimestre dans le sillage de ventes au détail d’excellente facture aux États-Unis....
En l’absence d’évolution importante sur les indices américains qui avaient bien récupéré la veille, il va de soi qu’une séance de 15 août en France ne risque pas de provoquer de mouvement important. Après un essai éphémère pour passer le cap des 5145, le CAC 40 termine sur un chandelier équilibré sous ce seuil. Le rebond est probablement amorcé, d’autant que l’euro donne quelques signes de légère faiblesse, mais il faudra sans doute que les indices américains étoffent leur retour...
Alors que le Japon surprend par la vigueur de sa croissance dont le rythme s’établit à une cadence de 4 % par an, la Chine donne quelques signes de léger ralentissement qui ne justifient pas, à ce stade, d’inquiétude particulière mais correspondent plutôt à un rythme moins effréné dans le cadre d’une stabilisation souhaitée par les autorités en vue du 19e congrès ddu parti communiste cet automne. Surtout, l’escalade des tensions avec la Corée du Nord s’achemine vers une solution...
Entre le tam-tam incessant pour dénoncer le niveau élevé du marché aux États-Unis et la difficulté d’y trouver des opportunités, et les menaces aussi hallucinantes que détaillées de la Corée du Nord envers les États-Unis, les scénarios négatifs bien relayés par les médias et stratèges finissent par avoir raison de la sérénité des investisseurs. Il en résulte une remontée en flèche de l’aversion au risque et une flambée de l’indicateur de volatilité pour rejoindre le plus haut annuel connu en...

