Il ne faut pas chercher bien loin le pourquoi du comportement détestable du marché. Il est partiellement le résultat de la rechute des cours du brut, mais surtout et de loin la conséquence d’une puissante spéculation haussière sur l’euro, au point de le rapprocher des 1,17 dollar. En résulte un ajustement mécanique de la valeur des marchés actions, pour certaines d’entre elles une diminution des résultats et chiffre d’affaires qu’elles produisent en dollars, et autre devises contre lesquels euros fait...
Comme prévu, la BCE ne touche à rien, ni à ses taux d’intérêt, ni même n’envisage pour le moment de réfléchir aux modalités de retrait ou de diminution des injections de liquidités, et Mario Draghi s’emploie à rassurer les investisseurs sur l’approche extrêmement prudente qu’il convient d’attendre de la banque centrale européenne. Mais rien n’y fait, le pronostic de rêve que l’on attribue à l’Europe prend le dessus, et l’attrait pour l’euro le pousse clairement au-dessus des 1,16 dollar, non...
il faudra que Mario Draghi lève les doutes jeudi à 14h30 sur le rythme ralenti de la normalisation monétaire en Europe pour que le marché reprenne pleinement confiance, mais le triple record simultané sur les indices américains alors que la flambée de l’euro se stabilise et que le pétrole reste bien orienté grâce à des stocks en baisse aux États-Unis, devraient y contribuer. Dans un volume encore très étroit qui reflète le scepticisme ambiant, le CAC 40 forme sur la...
La hausse effrénée de l’euro s’alimente, peut-être à tort, d’une anticipation d’inflexion moins accommodante de la politique monétaire de la BCE et du climat politique exaspérant aux États-Unis. L’échec de Donald Trump et des républicains à faire passer le remplacement de la loi Obama sur le système de santé en raison du blocage intégral des démocrates réduit les espoirs d’une réforme en profondeur de la fiscalité et du déploiement effectif des investissements dans les infrastructures. Dans la mesure où les...
Les bons chiffres de la croissance chinoise en hausse de 6,9 % pour le second trimestre, supérieurs aux attentes, n’ont pas suffi à propulser un marché européen toujours freiné par la hausse de l’euro, par les inquiétudes sans doute excessives d’une BCE qui entrerait dans un cycle monétaire restrictif assorti de hausse des taux, alors que la hausse de l’euro plaide précisément pour entretenir une inflation en deçà des objectifs qu’elle appelle de ses vœux. Malgré des indices américains bien...

