Après un début de séance positif lié à la publication d’un rebond des commandes industrielles beaucoup plus fort que prévu en Allemagne au mois d’octobre, le CAC 40 finit par percer la résistance majeure sur laquelle il n’avait cessé d’échouer depuis un an, au niveau des 4610 points. La configuration graphique à long terme met en évidence l’importance du signal qui en résulte, parce qu’il symbolise le franchissement d’un pivot qui ouvre la voie à une perspective de récupération haussière...
Au lendemain du Non au référendum italien tant redouté, le puissant contre-pied observé en ce début de semaine sur les marchés actions suggère que les investisseurs s’en étaient, comme bien souvent, méfiés à l’excès. Du coup, l’euro se trouve un fond et rebondit brutalement malgré les perspectives de prolongation des rachats d’actifs par la BCE, et le CAC 40 revient buter sur la résistance majeure des 4610 points avant de clôturer en-deçà des 4580, sur un chandelier de belle facture....
Les résultats du dernier week-end électoral important de l’année, qu’il s’agisse du 3ème tour de l’élection présidentielle en Autriche, ou du référendum sur la constitution parlementaire italienne sont attendus avec une certaine fébrilité, d’autant plus légitime qu’ils pourraient mettre en lumière la montée du populisme avec un président d’extrême droite autrichien, et un statu quo parlementaire perçu comme un rejet de la politique européenne et réformatrice de Matteo Renzi en Italie. Les marchés doivent la relative stabilité de la séance...
En attendant vendredi les chiffres de l’emploi américain pour le mois de novembre censés produire 180 000 créations d’emplois après des statistiques du jour meilleures que prévues, qui conforte largement le scénario d’une économie américaine robuste, les marchés ont tendance à consolider malgré des prix du brut au-dessus de 50 dollars qui soutiennent les valeurs du secteur. Le CAC 40 forme sur la séance un chandelier mitigé qui ne remet pas en cause le support des 4530 mais continue de souligner...
Bien sûr, les marchés n’avaient d’yeux que pour le pétrole, et contrairement au scepticisme largement développé la veille sur l’ensemble des médias, l’OPEP annonce un accord pour réduire la production de 1 200 000 barils par jour, et semble anticiper une réduction supplémentaire de la part de producteurs extérieurs à l’Organisation comme la Russie à hauteur de 600 000 barils. Du coup, les cours flambent de presque 10 % pour rejoindre une zone de résistance majeure à 50 dollars, probablement difficile à tenir...

