A la veille de la publication des chiffres du chômage américain qui sont censés annoncés près de 230 000 créations d’emplois en mai et un taux de chômage à 5,4 %, plutôt robuste, ce sont les prévisions d’inflation relevées de 0 % à 0,3 % en 2015 par la BCE qui continuent de brutaliser les taux longs à la hausse, à un rythme qui évoque ce que l’on avait connu au début mai. La réplique ne s’en tient pas qu’à la...
L’évolution observée ce jour reflète sans doute assez bien les forces contradictoires qui continueront d’alimenter le marché et de justifier son cantonnement dans les zones actuelles pendant encore quelque temps. Alors que l’OCDE révise à la baisse ses prévisions de croissance mondiale, notamment à l’endroit des États-Unis, celles de l’Europe sont révisées en hausse, de façon concomitante avec l’appréciation de Mario Draghi et de la BCE qui remontent leurs prévisions d’inflation et suggèrent une possible amélioration économique du côté européen....
A la veille de la réunion de la BCE l’inflation en zone euro affiche une nette reprise à 0,9 % sur un an, phénomène qu’elle ne manquera pas d’apprécier comme un effet du QE, alors qu’elle était à 0,6 % le mois dernier. Du coup l’euro se ressaisit nettement au-delà de 1,11 dollar sur des taux européens en hausse, mais c’est surtout la poursuite du poker menteur et les déclarations des uns et des autres entre la Grèce et l’Europe...
Le dossier grec n’a pas évolué depuis la fin de semaine dernière et le marché européen peine à récupérer le terrain perdu à la clôture vendredi dernier. Mais les statistiques américaines un peu plus souriantes au niveau des revenus des ménages et de l’activité des services finissent par enrayer l’humeur mitigée suscitée par le manque de dynamisme de l’activité manufacturière de la Chine, et dans son sillage de la Corée du Sud ou de Taiwan si l’on s’en réfère aux...
La forte chute observée lors des dernières heures de cotation de mai indique un émoi plus important en Europe qu’aux États-Unis face à la sortie d’un PIB du premier trimestre révisé en négatif à -0,7 % de croissance, un chiffre qui tend à affaiblir le dollar, et naturellement peser sur la performance des indices européens. Mais c’est aussi le sentiment très confus émanant des déclarations contradictoires des différents responsables européens sur l’issue du dossier grec qui aura offert un prétexte...

