Quand les indices américains broient du noir, il est difficile pour le CAC 40 de soutenir durablement une hausse à contresens de ses homologues outre-Atlantique. L’humeur y est franchement détestable, avec un rejet systématique des excellents résultats des entreprises, une hantise de l’inflation et de la hausse des taux, sans parler de la crainte prématurée d’un échec en matière de négociations commerciales entre l’équipe de top niveau américaine et les représentants chinois. Du coup, le CAC 40 continue de bénéficier...
Le leader européen de la collecte, du traitement et de la diffusion de données et de services liés à l’information médicale présente un profil de croissance attrayant, avec une marge d’exploitation qui progresserait de 8,70 à 9,90 % d’ici un an, permettant à la capitalisation des bénéfices de passer de 17,4 à 13,8 %. Il en résulte un profil de croissance élevé avec des résultats qui augmentent plus vite que le chiffre d’affaires. Ajoutons à cela une configuration graphique attrayante,...
Il est habituel que le PIB du premier trimestre soit en retrait par rapport au dernier trimestre de l’année, et cela s’est confirmé avec une croissance ralentie à 0,3 % en France, mais un chiffre supérieur aux attentes à 2,3 % aux États-Unis, qu’il convient de mitiger dans la mesure où une large part en revient à l’augmentation des stocks. Cela n’empêche pas les indicateurs de confiance de rester positifs, à l’image des résultats et perspectives explosifs pour les entreprises...
Les analystes qui s’inquiètent de la remontée des taux en Europe, et pour commencer d’une fin prématurée des injections de liquidités par la BCE devront encore patienter. Mario Draghi s’est montré très prudent sur le sujet, déterminé à poursuivre la politique ultra accommodante dans la conviction que l’inflation remontera à 2%, mais rien dans les derniers éléments ne permet de le confirmer. Cela remet au minimum à septembre la fin du programme d’injection de liquidités en Europe. Il n’en fallait...
D’un point de vue strictement fondamental, Eurofins peut paraître encore chèrement valorisée à 29 fois les estimations de bénéfices de 2018, mais 24 fois seulement grâce à une croissance attendue de l’ordre de 10 % du chiffre d’affaires et des marges qui progresseraient de 12,8 à 13,1 %. En revanche, il est vrai que le secteur est la position de l’entreprise lui donnent un caractère à la foie défensif et de croissance qui aura su séduire pendant de nombreuses années....

