Les chiffres flash de l’enquête PMI pour septembre jettent un froid sur quelques éléments qui laissaient espérer en Europe une légère amélioration. De locomotive, l’Allemagne devient un boulet, avec une activité au plus bas depuis 2012, et dans son ensemble l’Europe est en quasi stagnation, associée à un repli sensible en France par rapport au mois d’août. Alors que les indices américains se montrent hésitants, il n’en fallait pas plus pour que l’échec du CAC 40 sur les 5700 prenne...
Le CAC 40 fait cavalier seul, l’envie était sans doute trop forte sur fond de relatif optimisme quant au Brexit et aux futures négociations sino-américaines pour ne pas s’offrir un nouveau record décennal, et toucher des niveaux inédits depuis 2007. Alors que les indices américains se montrent plus mitigés, l’indice français déborde en clôture le seuil des 5672 points, et vient au contact des 5700 sur un chandelier de séance de bonne facture, dans un volume considérable qu’il ne faut...
La Fed n’a pas déçu, et cela suffit au marché pour entretenir un biais positif en Europe, plus stable outre Atlantique, alors que les mises en chantier de logements ont enregistré un fort rebond en août, progressant de 12,3%, à 1,364 million d’unités en rythme annualisé, un plus haut de 12 ans ! Les permis de construire ont également nettement progressé, +7,7%, à 1,42 million d’unités, des éléments de nature à ce que la Fed n’ait guère envie de baisser...
C’est une Fed divisée mais heureusement à l’écoute des marchés qui abaisse comme prévu ses taux de 25 points de base malgré une économie immédiate solide, que ce soit au niveau de l’emploi ou de l’inflation proche de 2%, qui aurait pu l’en dissuader. Pas question en revanche de s’engager sur un chemin prédéfini alors que les incertitudes plus que jamais omniprésentes rendent les prochaines données économiques peu prévisibles, mais après un accueil un peu froid, les marchés ne peuvent […]
En attendant la réunion de la Fed qui décevrait certainement le marché si elle ne procède pas à une baisse de 25 points de base de ses taux mercredi, l’humeur est à une relative stabilisation, l’Arabie Saoudite se déclarant en mesure de restaurer rapidement 70% de la production perdue sur le très court terme. Il en résulte une salutaire détente des cours du brut, et des marchés qui au bout du compte auront bien absorbé le choc, même si un...


