Le nouveau premier ministre italien Giuseppe Conte a beau tenter de rassurer l’Europe sur ses nobles intentions de désendettement, les promesses de dépenses non financées en tous sens ont pour effet de les décrédibiliser et de relancer les taux italiens à la hausse, de peser sur secteur bancaire, et d’empêcher les marchés européens de progresser malgré les nouveaux records inscrits par le Nasdaq, et la capacité du S&P 500, pour le moment, à se maintenir au-delà du seuil des 2742...
Malgré l’incertitude persistante et même aggravée au niveau des tensions commerciales, le marché tend à se focaliser sur les perspectives fondamentales et sur la croissance à venir des résultats des entreprises. Il en résulte une extension de la hausse, surtout aux États-Unis où le S&P 500 marque une étape technique positive avec une clôture au-dessus des 2742 points. Le CAC 40 aura tenté pour sa part de franchir la résistance des 5485 pour finalement échouer sur la clôture en formant...
Ce n’est pas une grande surprise, les chiffres de l’emploi pour le mois de mai aux États-Unis confirment la solidité de l’économie américaine: 223 000 créations d’emplois au lieu des 190 000 attendues, un taux chômage au plus bas à 3,8%, et des salaires en hausse de 1,9 % en rythme annuel après 1,8 % en avril. La Fed ne devrait pas modifier sa politique monétaire graduelle dans un environnement inflationniste qui reste parfaitement contenu. Par ailleurs, l’Italie parvient à se...
Les propos du ministre allemand des finances pour prendre la défense de l’euro et la perspective d’élections italiennes qui pourraient se dérouler dès le mois de juillet semblent atténuer les angoisses du marché, à l’image d’une relative détente sur les taux italiens. Après une séance hésitante, le CAC 40 forme un chandelier plus favorable sur la clôture, évoquant un creux en pince sur une base de 5385 pour une fin de baisse, sous réserve de franchir le seuil des 5440...
Les marchés auraient toutes raisons d’être bien orientés… s’il n’y avait pas le sentiment d’un profond dérèglement politique en provenance d’Italie où les vagues populistes majoritaires raniment le spectre d’un éclatement de la zone euro. Il en résulte un écartement des taux inédit entre l’Italie et l’Allemagne, et une aversion au risque logiquement appuyée sur un secteur financier qui en serait le premier affecté. Les indices américains ne résistent pas à la tension européenne d’où un effet d’accumulation négative qui...

