Le seul personnage réellement doté de quelque autorité au Royaume-Uni en la personne du gouverneur de la banque d’Angleterre Mark Carney n’a pas hésité à développer les conséquences négatives du Brexit pour le Royaume-Uni, mais il a également rappelé que cette éventualité avait été correctement anticipée, si bien qu’il n’y a pas de secousse systémique à attendre du style de 2008. En revanche, des mesures accommodantes supplémentaires risquent d’être nécessaires, dans le même esprit que l’alignement des politiques monétaires appelé...
Les statistiques économiques américaines relatives aux dépenses des ménages, en hausse de 0,4 % en mai,sur des revenus en hausse de 0,2 % semblent témoigner d’un rattrapage de la consommation plutôt favorable pour la croissance du second trimestre, sur fond de tensions inflationnistes toujours absentes,puisque l’indicateur PCE recule sur un an de 1,1 % en avril à 0,9 % en mai. Ces chiffres contribuent certainement à la bonne tenue des indices américains, mais c’est peut-être plutôt le spectacle de plus...
Après une chute de 10 % en 2 séances les marchés survendus trouvent des ressources pour se ressaisir avec l’aval de marchés américains qui profitent d’une 3ème révision à la hausse pour la croissance du PIB au premier trimestre, à 1,1% au lieu de 0,5 % en première estimation, et d’un moral du consommateur meilleur qu’attendu, au plus haut depuis septembre dernier. Première étape importante dans la récupération, le CAC 40 ouvre au-dessus des 4010 et termine la séance sur...
Le marché tend à liquider sans discrimination les actions et actifs dits risqués face au climat d’incertitude résultant du Brexit. Il faut dire que rien ne paraît aussi inextricable que les postures diamétralement opposées entre le discours des politiques britanniques et celle de leurs contreparties européennes, les uns cherchant à gagner du temps et négocier leur position avant de notifier selon l’article 50 leur demande de sortie, les autres s’y refusant tant que celui-ci n’est pas sollicité. Il en résulte...
La démocratie a parfois, et même bien souvent, des limites que la raison ne connaît pas. À la suite d’un référendum plus émotionnel que raisonné, la bêtise autodestructrice l’emporte au Royaume-Uni, au point de risquer sa propre désintégration, avec des conséquences pour le moins chaotiques sur une Europe volontairement technocrate qui n’est pas exempte de lourdes responsabilités. Contre toute attente, les pronostics généralement pertinents des bookmakers et les derniers sondages du jeudi soir ont été balayés, d’où la nécessité de...

